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 L'épisode de la fontaine

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Unity Finegold
Gryffondor & Septième Année
Gryffondor & Septième Année
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MessageSujet: L'épisode de la fontaine   Lun 14 Jan - 4:14

Un ciel dégagé, une légère brise se promenant sur vos cheveux, deux trois rayons caractéristiques d’un soleil naissant… tout était là pour narguer les élèves séquestrés entre les murs du château à subir les interminables laïus de profs désenchantés (au mieux), ou bien l’odeur de pourri que dégageaient les Carrow (au pire). En cette belle journée de septembre, peu après la rentrée pleine de mauvaises surprises, il n’y avait guère âme qui vive dans le parc de Poudlard, et ce n’était pas seulement dû à la matinalité (ben oui, comment on dit sinon ?) du moment. Le taux de troublemaking avait sensiblement diminué depuis que Rogue avait pris les rênes de l’école, suivi de près par ses deux acolytes qui se chargeaient de porter le bâton. Le règlement de l’école avait été élevé, par les plus appliqués et les plus parano, au rang de Bible. Tout le monde ou presque allait en cours, la punition réservée aux fauteurs de trouble était bien trop sévère pour être supportable. C’était l’ordre par la terreur, et le bureau d’Amycus Carrow faisait office de goulag. Poudlard n’était plus Poudlard, tout le monde se mettait d’accord là-dessus.

Mais tout cela n’était qu’une illusion d’ordre. Il faut toujours se méfier d’une parfaite régularité. D’un côté il y avait ceux qui prenaient leur pied à infliger aux autres les pires malheurs du monde sous la couverture que représentait leur blason. Les coups bas, atteignant parfois un degré de gravité inquiétant, c’était le quotidien de Poudlard. Puis de l’autre côté, il y avait ces ombres au tableau, ces taches de sauce tomate sur une chemise blanche, ces gouttes de shampoing sur la chevelure de Severus Rogue (puisque le sujet est d’actualité), ceux là même qui mettaient un point d’honneur à ne pas se laisser faire et qui tentaient tant bien que mal à faire circuler ce message d’espoir, cet appel à la révolte. Une révolte modérée et parfois même inutile, comme ça sera le cas dans quelques lignes, mais qui n’en restait pas moins une révolte.

Dans le genre inutile, il y avait donc Unity. La (petite) Gryffondor était assise en tailleur au pied d’un hippogriffe qui crachait de l’eau par le bec, les griffes et les ailes à la fois. Son regard vague était dirigé vers le marbre grisé, recouvert d’inscriptions de toute sorte. Un « WUKA forever » vieux de cinq ans recouvrait des années de gravures et de gribouillis, et accrochait de suite le regard. C’était LEUR fontaine, endroit témoin de tant de choses (et il n’était pas encore au bout de ses surprises), un isoloir parfois. Une petite larme se perla au coin de l’œil droit de la blondinette, alors que des souvenirs défilaient en filigrane dans son esprit.

Mais il y a un bug, vous dites vous. Car Unity assise bien tranquillement au pied d’une fontaine, à une heure aussi matinale de sucroît, non seulement ce n’était pas crédible, mais en plus où est le rapport avec la révolte ? C’est vrai qu’il n’est évident. Mais il le devient un peu plus (du moins je l’espère) lorsqu’on sait que normalement, son emploi du temps et le règlement de l’école voulaient qu’elle soit en train de se faire bercer par la voix de Binns à ce moment même, au lieu de rêvasser dans le parc. Certes, il y avait mille autres manières plus efficaces de faire sa rebelle, mais Unity avait, aussi incroyable que ça puisse paraître, tiré une ébauche de leçon de l’incident survenu le soir de la répartition, qui en avait retourné plus d’un, et s’était juré de ne pas dépasser une certaine limite – assez restrictive d’ailleurs. Quant à savoir si elle allait tenir ses engagements longtemps…


[chose promise, chose due... à deux heures du mat' quand on a la flemme de dormir (non non, on ne croise pas de fantômes, mauvaise réponse...... on RP !)]
privé Aidan siouplait
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Aidan Ethridge
Gryffondor & Septième Année
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MessageSujet: Re: L'épisode de la fontaine   Mer 16 Jan - 0:37

[Bah, et le fantôme du sèche-cheveux alors ?]

Les limites, c’était bon pour les froussards. Pour ceux qui n’avaient pas assez de courage pour s’engager pleinement dans la révolte. Pour ceux pour qui la situation n’était pas désespérée, ni le monde en crise. Pour ceux pour qui il n’y avait pas de guerre. Voilà ce que se pensait Aidan. Si on voulait sauver le monde – et croyez-moi, c’était le but ultime de la vie d’Aidan Ethridge – il fallait être prêt à tout. Etre capable de tout. Ça ne voulait pas dire qu’on n’avait pas peur, on ne serait pas humain sinon. Bien sûr qu’il fallait avoir peur. La situation actuelle requérait de nous qu’on ait peur. Des gens mouraient quand même tous les jours, beaucoup d’étudiants n’avaient pas pu revenir à Poudlard à cause de leur soi-disant grade de sang, Poudlard n’était plus l’endroit le plus sûr du monde comme il l’avait longtemps été. Au sein même de l’école dirigée par l’assassin du professeur Dumbledore, des élèves se faisaient régulièrement torturer par de redoutables mangemorts sans la moindre once de pitié. Aidan Ethridge faisait partie de ces étudiants. Il faisait partie de ceux qui refusaient de voir leur monde dominé par Voldemort et toute sa clique d’affreux bonhommes, qui ne supportaient pas de voir le Mal régner sur leurs vies. Et surtout, il faisait partie de ceux qui ne se posaient aucune limite. Prêts à mourir pour défendre leur cause, si ça pouvait aider à faire reculer l’ennemi. Alors quand Alecto Carrow (cette salope) pointait sa baguette sur lui en prononçant le sort le plus douloureux que l’on connaisse, il ne baissait pas les yeux. Au contraire, il la fixait sans ciller, affichait un sourire de satisfaction, serrait les dents et bandait ses muscles pour se préparer à la souffrance. Et quand il s’effondrait sur le sol en se tordant de douleur, il ne hurlait pas, il ne pleurait pas, non. Il se contentait de serrer encore plus les mâchoires en attendant que ça passe, ne la quittant pas des yeux et gardant comme il le pouvait ce rictus sur les lèvres. Et même parfois, il en redemandait. Pour montrer qu’ils auraient beau les torturer tant qu’ils le voudraient, il ne se tairait pas pour autant. Bien au contraire.

Sauf que ce n’était pas donné à tout le monde de se révolter à ce point-là. Rares étaient les téméraires qui se risquaient à défier les Carrow ou même Rogue. Cela ne voulait pas dire que les autres en étaient plus minables, seulement qu’ils ne vivaient pas pour leurs idées. Qu’ils estimaient que leurs vies étaient plus importantes que la souffrance des autres. Et ce n’était pas comme ça qu’Aidan fonctionnait. Ni Wolf. Alors suicidaires oui, mais courageux avant tout. Et Keri et Unity avaient beau leur reprocher ce manque d’estime pour leur propre survie, il était persuadé qu’elles comprenaient leurs gestes. Sinon, croyez-moi, ça ferait bien longtemps qu’elles leur auraient tapé dessus jusqu’à ce qu’ils cèdent et arrêtent de faire leurs rebelles. Je n’exagère pas, si vous ne me croyez pas, c’est que vous ne connaissez pas les demoiselles de WUKA, ou que vous n’avez pas vu la blonde en action. Ce qui ne devrait tarder d’ailleurs... Mais on n’est pas pressés, on l’aime bien Aidan, autant le garder en vie le plus longtemps possible.

Un matin comme les autres. Réveil difficile, la séance de torture de la veille l’ayant épuisé. Une intense nuit de sommeil commençait à ne plus suffire pour effacer les cernes qui marquaient légèrement ses yeux dont l’émeraude ne scintillait pas moins pour autant. C’était la porte du dortoir claquant derrière Wolf qui l’avait réveillé. Un regard à sa montre (faute de réveil maintenant) et un grognement ensommeillé plus tard, il avait écrasé son oreiller sur son visage et avait refermé les yeux. Mais rien n’y avait fait, il lui avait été impossible de se rendormir. Pourquoi, me demanderez-vous (car il est évident que vous allez me le demander), Aidan ne s’était-il pas jeté hors de son lit en sursaut avant d’entamer son habituelle course effrénée pour se rendre en cours d’Histoire de la Magie ? Voilà ma réponse : vous pensez honnêtement qu’un mec comme Aidan a réussi sa B.U.S.E. d’Histoire ? Et même si c’était le cas (quand Rogue se lavera les cheveux), vous pensez honnêtement qu’il aurait continué un cours aussi barbant avec pour professeur un vieux fantôme encore plus rasoir que la matière qu’il enseignait ? Encore, si le prof avait été une belle jeune femme (= un canon) avec un accent français, je dis pas (d’où je spoile ? pas mon genre !), mais là... Non, Aidan n’avait pas le niveau ni la volonté nécessaires pour suivre le cours d’A.S.P.I.C. d’Histoire de la Magie, contrairement à ses trois amis. Certes, comparé à ses Wukettes, il passait pour un cancre (et pas que comparé à eux d’ailleurs). Mais le rico suave rattrapait largement ce manque.

Les quelques jours qui avaient suivi la rentrée et la soirée mémorable de la cérémonie de répartition avaient été intenses. Entre les cours, les devoirs (bon okay, c’était Wolf qui les lui faisait en général, mais il participait ! ... un peu), les retenues, les altercations avec les plus moches des Serpentard et les discussions sur une éventuelle organisation de révolte, Aidan n’avait eu que très peu de temps pour lui pour ne pas dire pas du tout de temps pour lui. Et comme vous avez dû le comprendre, il avait passé la majorité de ce temps à récupérer le sommeil dont les dures soirées en compagnie de la douce et sympathique Alecto Carrow le débarrassaient. Mais ce matin-là, l’option « se cacher sous la couette et ronfler comme un troll des montagnes » était légèrement compromise, tout ça à cause d’un claquement de porte. Il y a des moments où l’on a besoin de se replonger dans ses souvenirs pour y retrouver la petite part de bonheur à laquelle on a tous droit, même en période de crise. Et cette matinée de septembre ensoleillée était l’un de ces moments. Ainsi, Aidan parcourut les couloirs du château en traînassant, un vague sourire nostalgique aux lèvres, avant de sortir. Il y avait tant d’endroits dans cette école imprégnés de souvenirs de WUKA. Même après des dizaines d’années, même avec le Mal au pouvoir, personne à Poudlard ne pourrait oublier le passage des maraudeurs des temps modernes entre ces murs. Déjà, parce que leur attitude les avait érigés en rois du troublemaking dans les annales de Poudlard. Ensuite, parce que les choses les plus immuables de cette école avaient été marquées à vie par les WUKA. Certaines vieilles pierres du château, quelques tables, un certain tabouret, la file d’attente de Miss T, l’ego de Rusard, et surtout... un arbre particulier et une fontaine représentant un hippogriffe...

C’est à ce dernier endroit qu’il avait décidé de se rendre. Un besoin de revoir le « WUKA Forever » gravé à jamais dans la pierre, recouvrant distinctement les pauvres graffitis de seconde zone. Mais alors qu’il faisait le tour de l’immense fontaine, l’hippogriffe dévoila une étincelante lumière et il reconnut la minuscule silhouette de la foldingue la plus blonde de Poudlard, alias Unity Finegold, plus connue sous le doux nom du yéti. Vous connaissez déjà tous l’histoire passionnante concernant les deux membres de WUKA ici présents... Non ? Ben suspense alors, je garde ça pour avoir quelque chose à raconter plus tard. Toujours était-il que, pris d’une brusque envie (ne vous arrêtez pas là dans votre lecture, par pitié) de rigoler un peu en foutant les jetons à une Unity plus irritable que d’habitude, il s’approcha d’elle à pas de loup (mais non, pas ceux de Wolf, suivez un peu). Et franchement, si vous trouviez que défier Rogue était du suicide, ce qu’il s’apprêtait à faire relevait carrément du génocide, sans exagération aucune. Finegold est bien plus dangereuse que tous les mangemorts de la Terre réunis. Mais Aidan a une certaine attirance pour le danger, je vous le précise au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. Une fois arrivé à sa hauteur, il se pencha de façon à ce que sa bouche soit placée juste au niveau de son oreille et chuchota :

Alors, on sèche ?
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