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 Le bal des vampires... [ Privé ]

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Aidan Ethridge
Gryffondor & Septième Année
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MessageSujet: Le bal des vampires... [ Privé ]   Ven 15 Fév - 1:35

Le bal d’Halloween. Qui n’avait pas entendu parler de ce bal ? Ça faisait au moins trois semaines que c’était le seul sujet de conversation de la gent féminine de Poudlard. Et pas que. Si si, je vous jure, même les garçons s’intéressaient au bal. Si vous aviez vu Wolf à quelques jours du bal, une vraie machine à tremblements dès qu’il approchait la texane. Aidan avait toujours pensé qu’ils finiraient ensemble, deux intellos pareils, ça ne pouvait faire qu’une bonne équipe (ouais je sais, on dirait qu’il parle de Cristfreez, mais c’est Aidan, antiromantique jusqu’aux orteils), mais il n’avait jamais osé l’exprimer à voix haute... Et si vous osez le traiter de trouillard, c’est que vous ne connaissez pas Keridwen Van Oord. Vous auriez vu la tête de six pieds de long qu’elle avait tiré quand il avait malencontreusement laissé échapper (juré que c’était pas fait exprès) que Wolf avait la trouille d’inviter une fille au bal. Rien qu’avec « une fille », elle avait fait la tronche. Imaginez la guerre nucléaire quand elle avait su de quelle fille il s’agissait. Bref, finalement, Wolf avait eu sa fille (je sais, on dirait qu’il parle de vente aux enchères), Keri avait fait du boudin mais tout le monde avait survécu, God merci (« Call me Aidan »). Et c’est là que vous vous dites « et Aidan dans tout ça ? ». Ben oui, y’a pas que les gentlemen qui vont au bal, y’a aussi les beaux-gosses nuls en romance mais tellement sexy qu’on leur pardonne tout. Et Aidan faisait partie de cette deuxième catégorie... En fait, il formait la deuxième catégorie à lui tout seul. Bon après, y’a une catégorie sui-generis avec tous les autres, ceux qui ne sont ni gentlemen, ni Aidan, mais eux on s’en fout. Et donc, Aidan allait au bal. Et c’est là que vous vous demandez avec qui. Ahah ! Ça n’était pas comme si personne ne lui avait demandé. Il avait eu l’embarras du choix. Il n’avait plus qu’à piocher la plus intéressante (selon des critères aidanesques) et s’amuser toute la soirée (selon une conception aidanesque de l’amusement). Mais, malheureusement (ou pas ?) un événement inattendu avait changé la donne. Un événement qui transformait la perspective d’une soirée bière et b... (si je le dis je vais me faire massacrer) en quelque chose d’un peu moins... festif. Mais sans doute tout autant amusant. Ou pas... ? Affaire à suivre.


FLASH BACK


    Vautré dans un fauteuil de la salle commune, il l’attendait en regardant sa montre. Il était déjà en retard, la Carrow allait lui en faire voir de toutes les couleurs. En espérant qu’elle ne se déchaîne pas sur Wolf pour ronger son frein. Mais il ne pensait pas, elle avait une petite préférence pour Aidan quand il s’agissait de faire souffrir. Il devrait peut-être songer à calmer le jeu, s’il continuait à la défier comme il le faisait, il risquait de ne pas passer Noël... Bah, ça ne serait pas marrant s’il arrêtait. Bon, à la base, y’avait rien de drôle dans une guerre, mais il préférait le tourner comme ça, ça l’aidait à tenir. Quand enfin, elle daigna se montrer, une irrésistible envie de la faire tourner en bourrique se fit ressentir. Mais malheureusement, il n’avait pas le temps, alors autant aller droit au but.

    Madame la préfète aurait-elle l’obligeance de me rendre mon bien ?
    Ah, c'est Madame la Préfète, plus la gamine ?

    Ahlala... Pour une fois qu’il jouait le jeu, elle le prenait comme une attaque personnelle... Faut dire qu’à force de crier au loup, on voit débarquer sa fille, enfin sa sœur... enfin un peu des deux quoi. Vous avez compris la blague. Bref, il fallait rigoler.

    Je voulais être poli pour une fois mais si tu y tiens... rends-moi ma baguette gamine.
    Va te faire voir chez Rusard.

    Se retenir d’éclater de rire fut plus que difficile. Une épreuve digne des douze travaux d’Hercules. Mais Hercules, à côté d’Aidan Ethridge, c’est comme Miss T à côté d’un vrai chat. Miss T n’est qu’à moitié chat, Hercules n’est que demi-dieu. Mais bon, soyons sérieux (que ceux qui rigolent... continuent), après ce genre de réflexion, comment voulez-vous résister à l’envie de l’énerver encore plus ? C’est pourquoi il haussa les épaules avec un air désabusé.

    D’accord.

    Il se retourna et se dirigea à pas lents vers le portrait. Elle ne bougea pas d’un pouce. Mais il savait qu’elle allait craquer. Dans approximativement cinq... quatre... trois... deux... un...

    T'es vraiment un gros con, Ethridge, t'en es conscient j'espère ?

    Bonne année ! Ah non désolé, mauvais contexte. Ah, il était trop fort, c’était tellement facile de deviner ses réactions. A la seconde près... Que voulez-vous, on a la classe ou on ne l’a pas. Et Aidan l’avait, je précise au cas où certains (= Enfield) n’avaient pas compris le déroulement de l’argumentation. Bref, il se retourna lentement, un immense sourire collé aux lèvres avant de lever les yeux au ciel. Honnêtement, vous pensiez que ça l’aurait blessé ? On lui posait cette question (dans des formulations diverses et variées mais le contenu restait sensiblement le même) une trentaine de fois par jour, il commençait à en avoir l’habitude.

    Oh, de suite les grands mots...

    Elle ne répondit pas. Et vu son regard genre « je vais t’arracher la peau et m’en faire un manteau d’hiver », elle devait probablement bouder. Eventuellement. Et après, elle voulait qu’il arrête de la traiter comme une gamine ? Franchement, c’était difficile... Bon, il devait avouer qu’il ne lui laissait pas une grande marge de réplique.

    Allez, fais pas ta chochotte, t'as plus deux ans... depuis l'an dernier.
    Oui, par contre, toi tu as toujours deux ans dans ta tête ... Oh, deux ans, j'suis encore trop gentille, disons un et demi maximum.

    Ouaip, elle restait bien la même Chance que la gamine de neuf ans qu’il avait adoré embêter la première fois qu’il était allé chez Wolf. C’était dur de la voir autrement que comme cette petite fille qui devenait rouge comme une pivoine tellement il l’énervait et se mettait à bouder et à lui envoyer des piques dès qu’elle en avait l’occasion. Et comme d’habitude, il lui répondit par un grand sourire fier. Comment voulez-vous que ce genre d’insulte le blesse ? Ça l’amusait au contraire. Mais bon, ils avaient assez joué à « qui est le plus insupportable », de toute façon, il gagnait à chaque fois. Et il commençait à être franchement en retard. Elle allait le massacrer.

    Bon, c'est pas que ça m'ennuie de t'entendre chanter mes louanges, mais je crois que ma copine Alecto appréciera moyennement si j'arrive en retard en retenue, et elle a sa façon de faire comprendre qu'elle est pas contente... Alors si tu veux bien, je vais récupérer ma baguette et essayer d'être à l'heure...

    Elle soupira, vaincue. C’était l’argument choc apparemment. Encore heureux qu’il ne lui avait pas dit qu’il devait déjà y être depuis dix minutes. Enfin, elle sortit l’objet de leur nouvelle... non, on n’allait pas dire dispute, ça ferait vieux couple... disons, joute verbale. Il tendit la main vers sa baguette mais elle ne semblait pas décidée à la lui rendre. Elle le fixait avec sérieux, le job de préfète reprenait apparemment le dessus.

    T'en as pas marre de t'attirer des ennuis ? T'attaquer à un Enfield, t'as pas assez de retenues comme ça, tu trouves ? T'es un inconscient, Ethridge, alors je te conseille de te calmer. Interdiction pour toi de traîner trop près d'un Enfield avec une baguette sortie, sinon ... sinon ... sinon tu m'accompagnes au bal d'Halloween.

    Ne pas rire, ne pas rire, ne pas... Il simula une légère toux gênée pour masquer le rictus qui se formait sur ses lèvres. La pauvre, elle croyait vraiment que c’était ce genre de truc qui allait l’arrêter, ça se voyait à son petit sourire tout fier. Comme si la perspective d’une soirée de baby-sitting allait l’éloigner de ses idées de révolte... Ah, ce qu’elle était naïve... C’était ça le plus drôle en fait. Et maintenant attention, vous allez voir l’acteur Ethridge entrer en scène. Brad Pitt et Johnny Depp à côté, c’est du pipi de demi-chat. Un grand soupir embêté et ton de résignation, elle devait croire qu’il abandonnait... Il fallait lui faire croire qu’elle avait gagné, sinon y’avait plus de plaisir.

    Arf... Oui, forcément, si tu le prends comme ça, j'ai pas vraiment le choix... 20h dans le grand hall ?

    Grand sourire.


FIN DU FLASH BACK



Voilà voilà, vous savez tout. Je vous raconte pas tout ce qui s’était dit quand la nouvelle était parvenue aux oreilles des WUKA. Keridwen s’était foutue de lui en disant que le rôle de baby-sitter lui allait presque aussi bien que celui de dragueur. Wolf avait eu la politesse de ne pas rire ; en fait, Aidan était persuadé qu’il était rassuré parce qu’il y aurait quelqu'un pour faire attention à elle pendant qu’il draguerait. Quant à Unity... elle l’avait traité de pédophile et l’avait ignoré pendant deux jours. Note pour lui-même : ne jamais sortir avec un des deux membres de WUKA restant, c’était générateur de tensions. Voilà, maintenant, je suis sûre que y’en a qui rigolent parce que j’ai dit « un des deux » alors qu’il reste que Keri et Wolf. Ahah, elle a évoqué une éventuelle ambivalence chez Aidan. Non, désolé messieurs, n’essayez même pas, il n’est pas intéressé. Bref, super ambiance. Entre la brune qui boudait à cause de Wolf et la blonde folle, violente et dangereuse qui boudait à cause d’Aidan, ça faisait peur à voir.

Et le soir tant attendu par de nombreux étudiants était enfin arrivé. Personnellement, Aidan pensait qu’une magouille mangemorte se préparait. Sinon, Rogue aurait carrément annulé le bal. Soyons réalistes cinq petites minutes, vous ne pouvez pas imposer une dictature, combattre des résistants, en conviant vos ennemis à venir faire la fête avec vous. A moins que, pendant qu’ils s’amusent et relâchent leur attention et baissent leur garde, vous ne prévoyiez une action dictatoriale. Par exemple, ils pouvaient très bien tous les regrouper dans la grande salle pour le bal, et en profiter pour aller fouiller dans leurs affaires pour essayer de déjouer un quelconque plan. Ou d’autres multitudes de possibilités. Et comme chacun sait, la règle en période de guerre c’est « Vigilance constante » (une minute de silence pour Maugrey Fol Œil s’il vous plait). Dans ces cas-là, il faut être parano à l’extrême si on veut avoir une chance (pas de jeu de mots) de survivre. Et Aidan voulait survivre, contrairement à ce que son inconscience feinte laissait paraître. Alors, il avait beau avoir l’intention de s’amuser un peu (sûr que la soirée promettait d’être comique...), il n’avait pas l’intention de relâcher sa vigilance. Il avait prévu de passer sa soirée à surveiller Rogue, les Carrow, les Enfield, Rusard et sa fiancée (je parle de Miss T bien sûr, je ne me permettrais pas d’insinuer quoi que ce soit, il faut préserver la vertu de Chance) du coin de l’œil. Pas d’abus de Whisky Pur Feu ce soir (c’était son grand sacrifice de la soirée). Et la baguette dans la poche du smoking, prête à être sortie à tout moment [je sais ce que tu vas dire... c’est fait exprès *aux fers*].

Attention mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer. Quoi ? Mais le show bien sûr. Et pas n’importe lequel. Car déjà, Aidan James Ethridge est un spectacle à lui tout seul. Si en plus on ajoute le contexte d’un bal, avec costard cravate, débraillé avec désinvolture, les cheveux dans tous les sens (ont-ils seulement déjà vu la couleur d’un peigne ? eux au moins, ils connaissent le shampooing) et ce soupçon de nonchalance... Sans oublier les adolescentes en émoi tout autour (ben oui, soyons réalistes) qui gloussaient en langage crypté (= gloussements) à leurs copines qui leur répondaient dans la même langue. Et si, en plus de tout ça, on rajoute l’arrivée imminente de Chance Lark, fondatrice, présidente et plus fervente membre du club anti-Ethridge (qui se limitait à elle-même, aux Enfield et à la plupart des mecs de Poudlard... Aidan soupçonne Rusard d’en être membre clandestin), ça risquait d’être plus qu’un spectacle. A mon humble (rigolez pas) avis, ça risque d’être comique... Euphémisme. Bref, le show commence déjà par un rebondissement : Aidan est à l’heure ! Attendez, que dis-je, Aidan est en avance ! N’est-ce pas magnifique ? Incroyable, je sais, mais pourtant vrai ! Vous ne me croyez pas ? Mais regardez, il est 19h58 et il était déjà dans le hall. Si vous ne le trouvez pas, suivez les gloussements, il est au bout.
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Chance Lark
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MessageSujet: Re: Le bal des vampires... [ Privé ]   Dim 2 Mar - 19:44

Comment pouvait-on avoir aussi peu de chance en s’appelant Chance ? C’était sincèrement une grosse ironie du sort, c’était n’importe quoi, elle ne connaissait personne d’aussi malchanceux qu’elle. Non, même Neville c’était de la gnognotte en comparaison. Elle s’était débrouillée elle ne savait pas trop comment à aller au Bal d’Halloween avec le plus aromantique (préfixe privatif a + romantique = pas romantique), le plus exaspérant, le plus puéril, le plus agaçant, le plus non-gentleman mec de Poudlard, qui, pour ne rien gâcher, était le meilleur ami de son frère, qui la connaissait depuis qu’elle avait neuf ans et qui la traitait toujours comme telle. Vraiment le cavalier idéal ! Punaise, elle n’aurait pas pu trouver pire. Si, un des jumeaux Enfield. Ou leur abruti de cousin, le Morgan. Mais sinon … et Rogue, il était pas libre, des fois ? Non, elle plaisantait ? Ah la poisse ! Et le pire, c’était que c’était de sa faute. Elle avait voulu lui faire du chantage, pour ne plus qu’il s’approche des Enfield. Ce mec était un suicidaire de la plus pure espèce, il enchaînait les retenues, et non, ce n’était pas encore assez, il fallait qu’il s’attaque aux protégés des Mangemorts qui régnaient en maître sur le château. Il ne tenait vraiment pas à la vie. comment ça se n’étaient pas ses oignons ? Mais … si, si, parfaitement, c’étaient ses oignons ! Parce que … Parce que c’était le meilleur ami de son frère ! Et que s’il lui arrivait quelque chose, Wolf ne s’en remettrait jamais. C’était de la … protection fraternelle ! Et puis, quelque part, elle avait une dette envers lui. Il s’était levé pour protéger son frère d’une mort certaine, elle lui était redevable. Et puis … et puis elle s’y était habituée, à Aidan, et puis voilà, c’était tout, zut à la fin, elle n’avait pas à se justifier ! Hey, Chance, pourquoi tu t’énerves, reste zen ! Mais c’est lui qui l’énervait, voilà ! Ah, mais elle était maudite ! La malédiction de l’Ethridge, la pire malédiction au monde. Beuh, la vie était injuste …

La vie est injuste !
Totalement d’accord avec toi, Ella.
Et c’est toi qui dit ça ?
Pourquoi je devrais trouver la vie juste ?

Son amie la regarda, visiblement outrée qu’elle pose la question.

Tu vas au Bal avec Aidan Ethridge !
Oh, non, pas toi aussi …
Quoi pas moi aussi ? Tu vas au Bal avec le mec le plus canon de Poudlard en dehors de ton frère, qui en plus est un héros, tu as une robe magnifique, tu es superbe, et tu te plains ?!
Aidan n’est PAS le mec le plus canon de Poudlard.
Ah bon ? Pourquoi tu rougis alors ?
Parce que … tu m’énerves ! Vous m’énervez toutes ! Merde à la fin !

Elle se retourna, attrapant sa robe, et se barricada dans la salle de bains. Ce n’était pas la première fois qu’une scène comme celle-ci se déroulait depuis qu’Aidan avait dit qu’il irait au Bal avec elle. Elle, évidemment, elle ne l’avait pas crié sur tous les toits. Bon sang, elle était verte ! Non, Aidan n’était pas le cavalier dont elle avait rêvé. Elle avait longtemps hésité, tergiversé, s’était même rongé les ongles (ça allait, ils avaient repoussé maintenant), avait rassemblé tout son courage et voulait en fait demander à Sevarth s’il avait une cavalière. Sevarth, un qui n’était pas exubérant, pas dragueur pour deux sous, juste magnifique et discret. Mais non. Elle ne voulait pas y aller. Assise sur le lavabo, regardant la robe à côté et ses ongles d’orteils vernis de la même couleur chocolat, elle envisagea sérieusement cette hypothèse. Et si elle restait là ? Il ne pouvait pas entrer dans le dortoir des filles, donc elle pouvait se cloîtrer ici toute la soirée. Ou prétexter qu’elle était malade, ou n’importe quoi. Tout mais pas ça … Elle agita ses orteils. Mais si elle n’y allait pas, cela voudrait dire qu’elle s’était dégonflée, et qu’il avait finalement eu le dernier mot. Qu’au lieu que ce soit elle qui le fasse chier, ce qui était le but de cette proposition stupide en l’air, ce soit lui qui l’embête vraiment. Elle aurait perdu la partie, il aurait eu le dernier mot. Pas question ! Elle ne serait pas lâche, et elle irait, point, il n’y avait pas à tergiverser trois heures. Pas question de le voir triompher. Petit soupir. Plus facile à dire qu’à faire. Mais à la guerre comme à la guerre.

Descendant du lavabo, elle fila se prendre une douche, comptant sur les effets de l’eau chaude pour la calmer. Rien que de penser à passer la soirée avec lui, elle en tremblait de partout. D’énervement, entendons nous bien ! Bien sûr. Même ça ne la fit pas déstresser. Pour l’horrible soirée qui l’attendait. Evidemment. Ce ne fut que quand elle se glissa dans sa robe qu’elle se calma un peu. C’était vrai qu’elle était sublime. La robe. D’une profonde couleur chocolat, s’accordant parfaitement à ses cheveux et mettant ses yeux en valeur. Simple, sans trop de chichis, ni trop longue, ni trop courte, serrée à la taille de façon élégante. D’habitude, elle n’était pas fan des dentelles, mais la simple bordure qui agrémentait le bas de sa robe et le col n’était pas moche du tout bien au contraire. Elle tournoya deux secondes devant la glace. Une vraie fille. Ben quoi, elle avait bien le droit d’aimer porter une jolie robe ? Ça changeait de son uniforme et des jeans qu’elle portait quand elle était chez elle. Un coup de foudre. La robe. Evidemment, quoi d’autre ? le plus difficile, ce ne fut pas l’épilation, contrairement à certaines, mais la coiffure. Que faire de cette masse de cheveux châtains ? Tout y passa. Les couettes, nul, la file d’attente de cheval, inapproprié et hors sujet, le chignon tarabiscoté … jusqu’à ce qu’elle décide tout bêtement de les laisser détachés, tombant sur ses épaules. Simple comme bonjour, mais il fallait y penser. Maquillage time ensuite, allez essayer de vous réépiler le sourcil d’une main en vous mettant du crayon de lautre main … douée, la Chance. Calme, zen. De toute façon, tu as le temps, il sera sans doute en retard, comme d’habitude, et puis juste pour te faire chier, accessoirement. Devait-elle prendre un carnet pour qu’ils comptent les points ? Oui, enfin, allez transporter un carnet quand vous êtes en robe. La baguette, elle la laissait, elle n’en aurait pas besoin. Bien, il manquait quoi ? Parfum français, un dernier coup de brosse … Les chaussures. Qui lui faisaient prendre cinq bons centimètres, assorties à sa robe. Elle serait presque à sa taille comme ça … il ne pourrait pas l’appeler petite. Forcément. Elle était prête. Dernier coup d’œil au miroir. Choc. Euh … c’était bien elle ? Haussement de sourcil, petit sourire en coin. Absolument. Ça changeait … agréablement. Bien, fort bien. Les troupes étaient prêtes. Physiquement. Psychologiquement … on ferait avec. Allez, hauts les cœurs. Elle sortit de la salle de bains, et respira profondément. Ne pas réfléchir. Foncer avant qu’elle ne change d’avis.

Dans les couloirs, en descendant, elle croisa Ella, qui lui sourit, genre « qu’est-ce que je t’avais dit », quelques uns de ses camarades de classe. Souriant, elle fit un petit geste de la main à Pete qui se prit le mur, oubliant de tourner. Elle éclata de rire, alors qu’il rougissait, bafouillant tout ce qu’il pouvait. Bon … ça allait apparemment … Au fur et à mesure qu’elle descendait dans les étages, elle riait beaucoup moins, cependant. Qu’est-ce qu’ils allaient pouvoir se dire pendant toute la soirée ? bah, il la traiterait de gamine, et elle de grand con, comme d’habitude, il s’enverraient chier à tour de bras, comme d’habitude. Youhou. Chouette programme. Bon sang. Chut, Chance, tu arrives au dernier escalier. Qu’elle emprunta, non sans avoir pris une profonde inspiration auparavant. Descendant les marches, elle survola du regard le hall bondé, le cherchant. Impossible de voir qui que ce soit dans tout ce bazar. Ah, si. Elle croisa le regard de son frère, qui lui sourit doucement, la saluant de la tête. Il articula « superbe ». ce à quoi elle répondit tout aussi silencieusement « toi même ». il était craquant, son grand frère, avec sa rose à la main, très gentleman. Elle en était fière. Au moins, elle n’avait pas à rougit de ses comportements, bien au contraire, parfait gentleman, beau en toutes circonstances, et simple. Cherry avait de la chance. Elle, au moins. Elle connaissait son frère par cœur. Et elle savait bien ce qu’il éprouvait pour la jeune texane. Au moins une qui avait droit à son prince charmant (enfin, si elle voulait de lui, mais il faudrait être folle pour repousser un mec pareil, non ?). Parce que elle …

Il était là. Débraillé, les cheveux dans tous les sens et odieusement sexy. C’est en tous cas ce que semblaient penser toutes ses greluches qui le dévoraient du regard. Soupir résigné. La soirée promettait d’être très, très longue. Elle ne savait pas franchement s’il l’avait vue. il était encore temps de s’enfuir en courant … Non, fonce. C’est parti. Fendant la foule, elle finit par arriver à son niveau. Mmmh, quelle entrée en matière choisir ? Un sourire, s’il te plaît. N’ouvre pas les hostilités tout de suite. Voilà, c’est fait.


T’aurais pas du couper tes tresses, elles auraient été parfaites avec ta tenue.

Aïe ! Désolée, j’ai pas fait exprès …

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Aidan Ethridge
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MessageSujet: Re: Le bal des vampires... [ Privé ]   Lun 14 Juil - 4:34

Négligemment adossé à un pilier du grand hall, il attendait patiemment. Partout où se posait son regard, il voyait des adolescentes guindées dans des robes de soirée toutes plus excentriques les unes que les autres, aux visages rouges et aux yeux fixés sur lui. Des grosses écrevisses aux yeux globuleux pour soirée mondaine, en somme. C’est là qu’on se dit qu’en plus d’être aromantique, Aidan Ethridge est... ben... non, pas un salaud... juste réaliste en fait. C’en était désespérant... La musique avait déjà retenti depuis quelques minutes dans la Grande salle, mais il aurait été incapable de reconnaître un seul morceau, tant les discussions animées (et surtout les gloussements déplacés) couvraient la musique. Il devait avouer qu’il trouvait ça plutôt gratifiant d’être ainsi au centre de l’attention de la plupart des gens filles, d’être admiré, adulé, idolâtré avec un autel, les poupées vaudous, les rituels et tout le tralala (désolé, moment de mégalomanie incontrôlée, quoique je suis sûr que certaines devaient le faire). Pourtant, depuis quelques temps, il s’en lassait. C’était bien marrant de pouvoir avoir n’importe quelle fille de Poudlard (ou presque) en claquant des doigts, mais ça n'avait absolument aucun intérêt. S’il n’avait aucun effort à faire, aucun challenge à relever, le jeu était beaucoup moins attrayant... Il aurait préféré être mis face à un vrai défi. Etre intéressé par une fille qui ne se jetterait pas forcément à son cou en lui exposant les prénoms de leurs futurs enfants, auxquels elle aurait sans doute déjà réfléchi depuis deux ou trois ans. Non, quelqu’un pour qui il devrait vraiment se démener. Quelqu’un qui ne voudrait pas de lui sans qu’il ne fasse d’effort. Genre Sophie... Pardon ? Ah, autant pour moi, vous aviez cru qu’il était sérieux... Mais non ! C’était une blaaaagueuh ! Non, franchement, vous l’avez bien regardée, la mère Leyan ? Plutôt rouler une pelle à un Scroutt à pétard infesté de pus de Bulobulb ! Non, il ne pensait pas à Sophie. En fait, il ne pensait à personne en particulier. Il fallait dire qu’il ne connaissait pas vraiment de fille correspondant à sa description... Qui ne voulait pas entendre parler de lui en ces termes et ne l’avait jamais vu comme un potentiel « homme de sa vie »... Vous en connaissez vous ?

Question rhétorique. Quoiqu’en fait... Si une fille correspond à cette description, qu’elle apparaisse sur le champ ou se taise à jamais. Elle est attendue dans le hall par le grand jeune homme qui s’accorde aussi bien dans un bal que tonton Voldy au paradis. Dernier appel pour la demoiselle qui pourrait faire chavirer le cœur d’Aidan « l’insaisissable » Ethridge !

Aidan attendait donc, et jeta un coup d’œil à sa montre. La grande aiguille se décala d’un cran, indiquant maintenant vingt heures une. Il passa négligemment une main dans ses cheveux, les ébouriffant au passage (infirmière ! on a perdu trois adolescentes ! et y’en a deux qui menacent de s’effondrer d’un instant à l’autre) et releva les yeux vers le grand escalier. Plusieurs personnes le descendaient, dont une fille dans une robe chocolat, aux longs cheveux châtains et au sourire resplendissant bien que légèrement crispé. Il mit quelques secondes avant de réaliser qu’il s’agissait de Chance. Elle n’avait plus rien à voir avec la gamine qu’il avait l’habitude de voir en elle. Pendant six ans, il n’avait vu que la petite sœur de Wolf, une gosse de neuf ans aux nerfs facilement manipulables et à la répartie amusante, mais adorable et attachante, qu’il aurait protégée comme sa propre sœur. Maintenant... il ne savait plus. Il voyait toujours ça, mais un nouvel angle de perception venait de se dévoiler à lui. En plus de ça, il voyait une superbe fille de quinze ans, mature, objectivement magnifique, vu les regards intéressés de la plupart des garçons, et envieux des filles (quoique pour le dernier point, il y était peut-être aussi un peu pour quelque chose, en toute modestie). Elle était radicalement différente de ce qu’il avait toujours vu en elle. Il s’était toujours dit qu’elle serait très belle et ferait tourner la tête à pas mal de garçons quand elle serait plus grande. Il ne s’était juste jamais aperçu qu’elle avait grandi, justement. En tout cas, ce soir, elle était grandie à ses yeux. Elle semblait... adulte. Enfin presque.

Il la perdit de vue quand elle arriva en bas de l’escalier et se fondit dans la foule. En attendant qu’elle arrive jusqu’à lui, il jeta un coup d’œil à Wolf, qui était occupé avec sa texane. Mais il réussit quand même à capter son regard, juste une fraction de seconde, et crut y déceler une lueur amusée. Quoi ? Il avait un truc sur le visage ? Ou se moquait-il simplement de son air décontenancé après avoir vu la « nouvelle Chance » ? Il chassa rapidement la surprise de son visage quand elle l’atteignit. Ce ne fut pas si difficile une fois qu’elle lui eut envoyé une de ses habituelles piques, qui la faisaient paraître si enfantine à ses yeux. Il était rassuré de voir qu’il n’avait pas halluciné sa gaminerie, elle était toujours là. Il lui lança un sourire éblouissant, résistant à l’envie de rire.

Pas de Chance hein ? Si tu me l’avais dit avant... T’as pas emmené Jolly Jumper ? Il n’aurait pourtant pas fait tâche avec tous les ânes qui traînent ici...

Petite dédicace aux Enfield qui venaient juste de passer devant eux dans leurs costumes à trois cents gallions qu’on ne met qu’une fois dans l’année (voire même qu’une fois dans sa vie, les concernant). La Leyan avec ses airs de « je suis la reine du monde, laissez-moi passer, pauvres plébéiens » et sa troupe de débiles pestilentiels qu’elle appelait « famille ». Les Enfield quoi. Tous des pourris par nature. Sans exception. Oui oui, il mettait Sevarth dans le lot. Il ne pouvait pas l’encadrer avec ses petits airs de ne pas y toucher et son attitude de collabo. Bref, comment vous gâcher une soirée avant même qu’elle ne commence ? Ramener les fanfarons coincés du luc (qui c’est Luc ?) de Poudlard. Oui, enfin, dans le même genre, il y avait aussi : laisser un assassin organiser la soirée, être dans une période de guerre entre le Bien et le Mal, ou même carrément faire squatter des Mangemorts. Oui je sais, j’ai beaucoup d’imagination... Quoique.

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Chance Lark
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MessageSujet: Re: Le bal des vampires... [ Privé ]   Mar 5 Aoû - 18:43

La soirée s'annonçait très longue. Elle en avait déjà marre, des regards enamourés dont la majorité des filles du hall couvaient son cavalier du regard. Un possessif concernant Aidan ? Elle retira tout de suite ce qu'elle venait de penser. Disons plutôt: le cavalier qu'elle s'était très stupidement et bien involontairement imposé. Si seulement elle avait su ... jamais elle n'aurait lancé cette condition. Pourtant, elle aurait pu ou même dû y penser. Il était prêt à n'importe quoi, dans cette guerre, il n'avait peur de rien pour parvenir à ses fins, alors ce n'était pas avec cette ridicule menace qu'elle allait lui faire renoncer à provoquer les Enfield. Elle avait joué, elle avait perdu. Comme à chaque fois. Ce n'était pas faute d'essayer, pourtant, son casse-cou de frère et son illuminé de meilleur ami était inconscients. D'accord, elle n'était pas du tout pour ce régime, elle était même entièrement contre, mais elle tenait à la vie. Il fallait faire quelque chose, okay, mais pas n'importe quoi et pas à n'importe quel prix. La résistance ... une belle idée, une idée héroïque. Elle n'avait rien d'un héros. Elle ne courbait pas le dos sous la domination Enfield, mais elle respectait la hiérarchie et effectuait son travail de préfète comme si le directeur était un homme intègre et admirable. Peut-être était-elle plus souple avec les élèves de Gryffondor, mais ... Ce n'était pas la question. Elle s'égarait franchement. Le fait était qu'elle n'avait pas réfléchi assez, et que maintenant, elle devait en payer les conséquences. C'était la vie. Et pas du tout le paradis, ça, non. Même s'il y en avaient des assez timbrées pour dire qu'Aidan c'était Dieu. N'importe quoi. Son frère, à la limite, elle comprenait, mais Aidan ... Non, arrêtez, pitié. Regardez-le ...

Son costume mis un poil de travers, la chemise ressortant négligemment du pantalon, la cravate pas nouée à fond, les cheveux en bataille ... Il était ... magnifique. Pardon ? Non, elle ne venait pas de penser ça, pas vrai ? PAS VRAI ? Bon, si, en étant objective, il y avait vraiment plus moche qu'Aidan. Quantay. Evans. Gabriel ... la majorité des garçons de Poudlard. La quasi-totalité. Okay, okay, elle avouait tout, pas la peine de la torturer. Il était canon. Mais canon dans le genre odieusement canon, c'était-à-dire qu'il était odieux avec elle. Toujours. Leur relation n'avait pas du tout évolué depuis qu'elle l'avait vu la première fois, l'été suivant la première année à Poudlard de Wolf. Il n'était pas beaucoup plus vieux qu'elle, et pourtant, il y avait entre eux cette complicité, ces gamineries, ces piques incessantes qui faisaient qu'elle n'était pas comme toutes les autres filles de l'école, à baver en le regardant et en s'imaginant quel goût ses lèvres pouvaient bien avoir (chocolat ou sucreries, si vous vouliez son humble avis, mais bon ...). Eux, c'était le chat et la souris, quoi que cette expression puisse avoir un autre sens. Ils se cherchaient et se trouvaient toujours. Et le pire, c'était que ce trublion se débrouillait toujours pour avoir le dernier mot. Et il l'avait souvent. Elle aurait bien voulu se vanter de lui avoir fait fermer son clapet aussi souvent que lui l'avait mouchée, mais ce n'était malheureusement pas le cas. Cette histoire d'âge, sans doute. Il la lui ressortait à chaque fois, et que pouvait-elle dire ? Oui, il était plus vieux qu'elle. Certes, il avait vécu plus. Deux ans, youhou, quelle différence. Cela commençait à lui peser. Franchement. Le pire avait été leur avant-dernière confrontation, dans les couloirs, où il l'avait ouvertement traitée de gamine, au plus grand bonheur d'un des jumeaux Enfield, qui s'était amusé à faire de même alors que ce nul était plus jeune qu'elle. Bref, tant de choses qui faisaient que non, Chance ne considérait pas Aidan comme l'homme de ses rêves, de ses jours et de ses nuits, ne chérissait pas en secret une photo de lui (elle aurait pourtant été l'une de celles qui en aurait eu une le plus facilement, et il se pouvait même qu'elle en ait une avec lui). Aidan, Dieu ... Non. Mais elle pouvait comprendre les autres filles. Seulement, de son point de vue, ce n'était pas possible.

Il le confirma d'ailleurs lui-même en lui retournant une plaisanterie sur Jolly Jumper. Pour ceux qui n'auraient pas compris, Chance > Luck en anglais, le pas jusqu'à Lucky Luke avait été vite franchi. Et Aidan, surnommé Aidy, jusqu'à Heidi ... Idem. Des plaisanteries de gamins. Du premier jour. Qui duraient encore, six ans après. Et oui, déjà six ans qu'il avait débarqué dans son jardin, et par extension dans sa vie, alors qu'elle, tout ce qu'elle voulait à ce moment-là était finir de lire son livre sur Poudlard, en rêvant déjà d'y entrer. Dur rêve. Si elle avait su ... Entre la renommée de son frère, les "vacheries" d'Aidan et des autres WUKA, celles des Serpentards à cause de son frère, c'était difficile de trouver sa propre place. Mais il lui semblait aujourd'hui qu'elle l'avait trouvée, malgré les temps troublés. Son insigne de préfète l'aidait, ainsi que les regards admiratifs de nombreux garçons, qui lui faisaient un peu oublier que son ... que le garçon avec qui elle avait la lourde tâche de passer la soirée était un point de mire pour la gent féminine.

Par contre, point qu'elle releva dans sa réplique, sa remarque sur les ânes lui fit tourner la tête en direction des personnes visées. Sophie Leyan, peste notoire, et encore, ce mot était vraiment trop gentil, doux euphémisme, avec son cousin-amant (selon les rumeurs) Morgan le pédant, les deux horreurs de jumeaux, qu'elle toisa d'ailleurs du regard, McGonagall n'était jamais tendre avec les Serpentard, et ce n'était pas un directeur aux cheveux gras et des privilégiés qui allaient changer cela, et elle était assez fière de son coup (pourquoi les deux ? Parce qu'elle ne savait pas lequel était lequel, et que ça n'avait d'ailleurs aucune importance). Quantay, et Lucianna plus loin, à qui elle fit un léger sourire. Non, pas que des ânes, c'était exagéré ... surtout pour les deux encore non nommés:


- Il y en a ... Mais ne les mets pas tous dans le même sac...

Surtout ces deux-là. Edward, d'abord. Le jeune homme avait ... quelque chose. Elle ne savait pas quoi. Et non, pas ce "aaaaaaaaaah il est trop beaaaaaaaaaaau", qui exaspérait sans doute plus qu'autre chose son ... Aidan. leur rencontre s'était faite de façon étrange, elle l'avait couvert alors que des groupies en furie le poursuivaient, et depuis, il y avait un certain lien entre eux. Pas une amitié. Ni rien d'autre d'ailleurs, pour les esprits critiques et/ou pervers. Juste un regard. Ou quelques mots sans importance apparente. Ils n'étaient pas du même "bord", du même "clan". Lui, sangpurenfolie.com, et elle, rattachée aux WUKA. Et il en allait de même pour Sevarth. Ah, Sevarth. Non, Sevarth avait un statut différent, du moins avec son frère, qui le considérait comme un ami, mais les autres WUKAs n'étaient pas de cet avis. Elle ... n'était pas objective en ce qui concernait le Serdaigle. Elle était tombée sous son charme dès la première année, charme discret et timide. Elle aurait voulu lui demander ... Il ne fallait pas y penser. Ne plus y penser. Cela ne s'était pas fait, c'était que ça ne devait pas se faire. D'ailleurs, il semblait très heureux avec sa cavalière. Soupir intérieur.

Prête à entrer dans la fosse aux hippogriffes ?

Elle sortit de ses pensées et de sa contemplation, pour revenir sur terre. la réalité. La réalité pourrait être pire, non ? Oui, sans aucun doute. Elle leva un sourcil, eut un petit sourire:

Oui ... Quoi que je pense qu'on aurait plus de Chance d'en sortir indemnes.

Petit sourire en coin. Et oui, elle parvenait à faire de l'auto-dérision. Après tout ... Il lui semblait que tout était différent ce soir. Elle se sentait bien. La robe ? Peut-être. L'habit faisait peut-être le moine finalement. Ou la Chance. Elle prit d'autorité le bras qu'Aidan ne lui offrait pas (tout le monde n'avait pas la Chance d'aller au bal avec un gentleman, n'est-ce pas Cherry?) et ce fut elle qui l'entraîna dans la salle.

Petit temps d'arrêt. Il y avait ... des Mangemorts. Elle en reconnut quelques uns, de la bataille de l'année d'avant. Elle y avait participé, oui, malgré les protestations de son frère. Un frisson la parcourut sans qu'elle ne puisse le maîtriser. Pourvu qu'aucun ne la reconnaisse ... Ils n'allaient pas la tuer, même si c'était le cas, si ? Allez, Chance, tête haute ... Elle murmura:


Je ne savais pas qu'on avait le droit à la cavalerie ... Tu crois qu'ils feront un spectacle de claquettes ?[/color]

Oulah ... Chance faisait de l'humour ... de l'humour ... aidanesque ? Cela y ressemblait fort... La peur, sans doute, la peur qui montait. Elle n'arrivait pas à détourner le regard de l'un des Mangemorts. Ce n'était pas un loup-garou ? ... Au secours.

Bienvenue au Bal des Vampires...

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