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 Plaisanteries courtes, toujours les meilleures

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Gabriel T. Enfield
Serpentard & Cinquième Année
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MessageSujet: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Dim 23 Déc - 21:41

Gabriel - On est bien d'accord ? On se retrouve ici dans deux heures et on compare.
Evans - T'as déjà perdu le chevelu. D'ailleurs le perdant il a quoi comme gage ?
Gabriel - Tu devras, puisque tu vas perdre, être au petit soin pour Sevarth toute une journée. Et ne m'appelle pas le chevelu, c'est pas de ma faute si toi tu es l'échantillon et moi le plus beau. Soit pas jaloux.
Evans - Pitié, pas Sevarth. Dans ce cas, si c'est moi qui gagne, tu seras privé de blagues pendant une journée complète. Et je te signale que...
Gabriel - Partez !


cf Roulettes russes de Evans Enfield


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La journée avait, comme toutes depuis la rentrée, très bien commencé. Gabriel et le reste des élèves de cinquième années avaient eu droit au cours de Défense contre les Forces du Mal avec le nouveau professeur : le mangemort Carrow. Il avait eu bien d'autres cours évidemmet mais seul celui-là avait retenu l'attention du jeune Enfield. Les Carrow étant des amis de cette grande famille, la dernière génération Enfield n'aurait aucun problème cette année à Poudlard, autant en profiter non ? Les autres professeurs étaient bien fades à côté des Carrow : Pomena Chourave paraissait diminuée bien qu'elle ne se laissait pas démontée par tous ces changements, Minerva MacGonagall se retenait avec grandes difficultés pour ne pas mettre en garde les élèves de ce qu'il pouvait arriver...

En fin après-midi, avant le repas du soir, les jumeaux s'étaient donné rendez-vous dans la salle commune et de leur conversation en ressortait un pari : c'était au premier des deux de faire une crasse (une de plus^^) à n'importe quel idiot qui serait le premier à plonger dans le piège. Les deux frères s'étaient séparés, chacun partant de son côté, cogitant au meilleur plan pour humilier, ridiculiser un ou une de leur camarade. Gabriel avait envoyé, grâce à sa bague, un message à son frère pour le faire stresser un peu mais le fait était là : il n'avait aucune idée et le temps lui était compté ! Qui allait-il bien pouvoir pièger et, surtout, comment ??

Il parcourait inlassablement le château à la recherche d'une victime potentielle, tel une vipère cherchant desespérement sa future proie. Après quelques remarques acerbes lancées à un ou deux poufsouffles, ses pas le menèrent dans le couloir du deuxième étage. Il pensa alors à Mimi Geignarde. Qu'était-elle devenue cette foldingue ? Un sourire machiavélique sur le visage, il poussa la porte des anciens toilettes des filles.

- Mimi ? Mimi tu es là ?


Un "oui"pleunichard se fit entendre. Semblant surgir de nul part, le fantôme à l'image de l'adolescente poussa son éternel gémissement plaintif. Sa tourmente parraissait lui coller à la peau et ne semblait pas l'avoir quitter depuis sa mort. Sa personnalité était restée telle quelle. Elle flottait dans les airs, tristement, et lorsque son regard se posa sur le jeune homme, les plaintes reprirent de plus belle. Sa venue n'était jamais de bonne augure.

- Que veux-tu Evans ? Ou Gabriel... Tu es venu me tirer de mon triste sort... Mer-
- Ne me remercie pas encore Mimi l'affreuse, tu ne sais pas encore ce que je vais te dire.
- Quel odieux personnage tu fais ! Hiiiiiiiiii !


Ne souhaitant rien entendre de plus, Mimi Geignarde plongea dans la cuvette dans toilettes les plus proches, provoquant un mini syphon, et ce dans un éclat de rire du jeune Enfield. Sacré fantôme pleurnichard ! Il repasserait la tourmenter plus tard. Pour le moment, il devait absolument trouver une nouvelle niaiserie à faire avant son frère. Les jumeaux regorgeait d'idées toutes plus stupides les unes que les autres. De ses poches, Gabriel sortit deux pétards du Dr Flibustes et une Bambamousses. Que pouvait-il bien faire avec ca ? Il savait que le professeur Flitwick donnait un cours non loin de là. Se dirigeant vers sa salle, il sortit sa bombamousse, ouvrit rapidement la porte de la classe et la jeta à l'intérieur avant de s'enfuir en courant sans demander son reste, hilare.

Malgré son fou rire devant cette stupidité, il n'était pas satisfait. Au bout du couloir, il vit un gryffondor qui semblait avoir les traits d'Aidan Ethridge. Héhé ! Il n'avait pas revu le septième année depuis le Banquet de Bienvenu de la Rentrée et il lui brûlait l'envie de lui demander comment se passer ses retenues avec les Carrow. Gabriel sortit sa baguette et lança un premier maléfice : celui du blocjambe. Pressé il s'arrêta à la hauteur de son codisciple.

- Salut Ethridge ! dit-il d'un air sournois.
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Aidan Ethridge
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Lun 31 Déc - 16:41

Les plaisanteries les plus courtes sont toujours les moins longues.


Allez donc discuter plaisanteries avec Aidan Ethridge pour voir ce qu’il en pense. Car en matière de troublemaking, il est sans doute l’un des chefs en la matière, si ce n’est le chef suprême de la matière. Vous êtes déjà entré dans le bureau de Rusard ? Non, ça ne m’étonne pas, vous ne connaissez rien à l’activité si vivifiante qu’est le foutage de merde. Et bien dans le bureau de Rusard, notre concierge à tête de vieux parchemin trop stylé (Ninis, si tu me lis, dédicace) préféré, se trouvaient toutes les archives des retenues qu’il avait pu recenser dans toute sa carrière si brillante et pleine d’ambition. Et figurez-vous (allez-y, figurez-vous !) que le nom qui apparaissait le plus (si on omet Potter, Potter-bis et Black) était bien entendu celui d’Ethridge. Bien souvent accompagné de ceux de Lark, Finegold ou Van Oord, alias Wolf, Unity et Kerydwen. (on est d’accord, c’est pas des noms !). En résumé, il serait difficile de trouver quelqu'un de mieux placé qu’Aidan James Ethridge pour parler plaisanteries. Croyez-moi, sur ce terrain-là, il savait de quoi il parlait. Il suffisait de se rappeler du fameux... « ROGUE UN DISCOURS ! » ... Vous vous souvenez ? Comment oublier hein ? Ah ça, sûr que la première retenue de l’année avec Carrow avait annoncé la couleur pour cette nouvelle ère de dictature. Il se souvenait d’être sorti de là en tremblant si fort que Unity lui avait fait promettre de ne plus jamais adresser la parole à un dangereux criminel pour le reste de sa vie. Promesse qu’il avait bien entendu violée dès le lendemain. Il n’était pas question qu’il fasse profil bas simplement à cause de quelques douleurs que pouvait procurer un petit sortilège de doloris de rien du tout. Bon, des douleurs qui l’avaient fait se tordre par terre en se mordant la langue pour ne pas hurler comme jamais il ne l’avait fait, certes. Mais pas assez pour démonter sa volonté.

Rien ne pourrait jamais démonter sa volonté. A part... Il se souvenait de ce premier soir noir, quand Rogue avait été assez injuste (disons-le carrément : profondément dégueulasse) pour punir Wolf sur la seule réflexion d’Aidan. Quand Wolf avait répondu à l’injustice par la blague de l’année (celui qui trouve meilleure insulte à envoyer à Rogue, je lui offre une bouteille d’Head and Shoulders parce qu’il le vaudra bien). Quand cette... disons-le, cette pétasse d’Alecto Carrow s’était levée avec la ferme intention de faire disparaître son meilleur ami de la surface de la Terre. Ce qui, soyons clairs là-dessus, était totalement inconcevable aux yeux de notre beau-gosse international. Une planète où Wolf Lark n’existerait plus, ça serait comme un WUKA sans boussole, comme une Miss T avec tous ses poils, comme un Enfield de Serpentard intelligent. Impossible. A ce moment-là, il avait effectivement envisagé l’éventualité d’abandonner. Dans la fraction de seconde qu’il lui avait fallu pour se mettre entre la mangemort et son ami. Parce que sans ses Wukettes, comme il aimait à les appeler, il serait tellement détruit qu’il ne serait bon à rien. Et qu’arriverait-il si par le plus grand malheur, au cours de la guerre qu’ils s’apprêtaient à mener, Wolf, Unity ou Kery était amené à disparaître ? Cette éventualité ne lui avait pas encore traversé l’esprit, mais c’était tout à fait possible, voire même très probable, vu les forces contre lesquelles ils formaient une maigre résistance. Autant vous le dire tout de suite, ça serait la fin du monde. Parce qu’un monde sans WUKA, c’est pas un monde...

Ethridge ! Vous êtes avec nous ?
Euh... Non.
Et c’est comme ça que vous souhaitez avoir vos A.S.P.I.C. ?
Je me suis pas encore penché sur la question... Mais j’y songerai pour la prochaine fois que vous me demanderez.
Vous êtes désespérant Ethridge.
Il parait, ouais.

Kery lui avait balancé un coup sous la table accompagné d’un « arrête de te faire remarquer » qu’il avait bien entendu délibérément ignoré. Il n’y avait aucun risque que McGonagall lui mette une retenue et il le savait très bien. Si la directrice de Gryffondor considérait Aidan comme un perturbateur invivable, elle ne tenait sans doute pas à ce que ses élèves meurent ou deviennent déments sous l’avalanche de sorts si sympathiques de nos si sympathiques mangemorts. Et comme on la comprend, ça ferait quelque peu désordre. Quoique pas sûr que ça révolte les étudiants, ils étaient trop amorphes et trouillards pour ça. Et puis sans le rico suave Ethridgien, on s’ennuierait franchement. Non mais, même s’il y avait eu cent pourcents de chances qu’il se fasse coller, vous croyez honnêtement qu’Aidan aurait baissé les yeux ? C’était pas quelques petits bobos (ie quelques séances de torture) de rien du tout qui allaient l’empêcher d’ouvrir sa gueule et de pointer l’injustice à sa manière. Il n’avait pas l’intention d’arrêter de se battre contre le mal jusque parce que c’était dangereux. Inconscient ? Sans aucun doute. Mais Aidan voit plutôt ça comme du courage en ajoutant à sa classe naturellement magnifique. Non, modestie ne fait pas partie de son vocabulaire.

La fin du cours sonna, annonçant la libération des septième année pour la fin de l’après-midi. Aidan s’esquiva avant de se faire assaillir par les Wukettes (« t’es obligé de toujours faire la malin ? » ; « tu te crois subtil franchement ? » ; « bien joué mec ! » (je fais appel à votre imagination pour deviner qui dit quoi)) ou d’autres personnes beaucoup moins intéressantes (« euh dis-moi, je me demandais... tu fais quoi ce soir ? » (idem)). Ce n’est pas qu’il n’appréciait pas les remontrances, félicitations ou gloussements (quoique...) mais il avait autre chose de prévu. Il devait réfléchir. Oui je sais, activité très compliquée qui demande beaucoup de temps et de concentration. C’est d’ailleurs bien pour ça qu’Aidan s’était isolé. Il aurait bien proposé à Wolf de venir avec lui, mais Kery et Unity leur auraient fait leur crise de « on veut savoir nous aussi » et auraient deviné le sujet de cette réflexion et auraient inévitablement tout fait pour les dissuader. Quand on vous dit que les filles grandissent et mûrissent plus vite que les garçons, c’est tout à fait vrai. La preuve, U et K étaient devenues des rabat-joies de première alors que W et A restaient les mêmes gamins fonce-dans-l’mur et sans peur d’il y avait six ans.

Bref. Aidan réfléchissait. Très intense, je sais. Et vous vous demandez tous le sujet de cette réflexion. Il réfléchissait, en fait, à la meilleure façon de pénétrer dans le bureau de la sœur Carrow la nuit pendant sa ronde pour... disons pour se venger de ce qu’elle leur faisait subir à chaque heure de colle. Il avait déjà imaginé ce qu’ils feraient une fois à l’intérieur (suspense...) mais le grand problème était celui d’entrer dans le bureau sans se faire remarquer... et ressortir en vie aussi, accessoirement. Il était évident qu’ils auraient besoin de la boussole (si on vous dit tout de suite, c’est pas drôle, vous saurez bien assez tôt) mais il allait falloir la piquer dans les affaires de Kery. Parce qu’elle ne la leur donnerait pas sans en connaître la raison. Et s’ils la lui donnaient, on retombait dans le cercle vicieux. Vous comprenez donc maintenant toute l’ampleur de la réflexion. Non ? Arf, laissez tomber, c’est trop WUKA pour vous. Sauf qu’Aidan n’avait pas inclus un paramètre... sangpursenfolie.com. Oui oui, eux-mêmes. Que venaient faire ces suppôts (zitoires) de Satan dans cette histoire me demanderez-vous ? Tout malheureusement... Tout. Car alors que notre beau-gosse international, que dis-je, interplanétaire !, parcourait vaguement les couloirs tout en faisant fonctionner son cerveau, ses jambes s’arrêtèrent d’avancer, se collèrent l’une contre l’autre et il fit un magnifique plongeon en avant, s’étalant magistralement sur le sol pavé. Et avant, qu’il n’ait le temps de se relever, ou même ne serait-ce que de sortir un juron tout à fait déplacé, une voix s’élevait à ses côtés.

Salut Ethridge !

C’est dans ces moments-là que vous avez envie que la Terre s’ouvre et emporte la personne en question jusqu’en Enfer dans des tourmentes indéfinissables. Vous peut-être. Mais Aidan n’est pas n’importe qui. Y voyant au contraire un bon moyen de s’amuser (dommage que Wolf rate ça), il plongea sa main dans sa poche, juste au cas où, et lança un regard malicieux à Enfield... euh, l’un des deux. De toute façon on s’en fout, ils sont tous moches.

Tiens, Enfield... T’as quitté ta douce moitié ? Comment ça va au pays des lâches qui attaquent les gens par derrière parce qu’ils sont incapables de faire autrement ?


Dernière édition par le Sam 19 Jan - 23:10, édité 2 fois
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Ethan McFersson
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Jeu 3 Jan - 16:42


    La journée avait été des plus basique, dirons-nous, pour Ethan. Les cours, les repas, les révisions, bref le tracas quotidien et habituel de ces sept dernières années. L'heure avait maintenant sonnée pour lui de faire son habituelle ronde nocturne dans la château. En tant que préfet de Serdaigle, il lui fallait bien faire son travail même si la tyrannie régnait en maître sur l'école et qu'il était désormais bien rare d'entrevoir le moindre délit. Pourtant, par ce début de soirée d'automne, la chance du Serdaigle sembla tourné quand au détour d'un couloir il crut apercevoir deux silhouettes au loin. Le nez fourré dans une de ces lectures passionnantes dont il avait le secret, Ethan ne distingua que du coins de l'oeil ce qui semblait être un évènement des plus amusants. A une telle distance, il ne pouvait distinguer les visages de ces deux individus mais les pupilles toujours logées dans le coins de ses yeux il pouvait néanmoins réaliser que l'une d'entre elle était allongée au sol alors que l'autre la surplombait de manière plutôt ... comment dire ... supérieur ? Oui c'était le mot qui semblait le mieux convenir à la situation. Refermant délicatement le roman qu'il tenait dans sa seule main gauche, Ethan laissa ensuite son bras gauche retomber inerte le long de son corps avant d'agencer ses premiers pas en direction des deux silhouettes.

    Sa main droite enfoncée au fin fond de la poche de son pantalon, il la fit glisser lentement vers son dos et plus particulièrement vers sa ceinture au fur et à mesure que ses pas le rapprocha du délit. Bien évidemment, il aurait été sans doute aisée de l'entendre s'approcher seulement Ethan était l'un de ces individus énigmatiques dont les manies échappaient totalement à la conscience naturelle de l'être humain. En effet, le préfet était pieds nus, sans que cela réellement fut en mesure de le gêné. Il était bien ainsi et il se fichait lourdement des regards ébahis qui pouvait bien se déposer sur lui dès qu'il endossait l'une de ses manies propre. Silencieux donc, il s'approcha petit à petit des deux énergumènes sans faire le moindre bruit; de telle manière que sa présence passa totalement inaperçue. Arrivé à distance raisonnable, il s'arrêta en réalisant les identités respectives des deux personnes. Au sol, Aidan, peut-être le seul ami qu'il avait gardé de la maison rouge et or. Debout, l'un des jumeaux Enfield, Gabriel ou Evans, il n'en avait à proprement dit, rien à faire. De toute manière, il ne savait pas les différencier. Là, à dix petits mètres de la scène, il comprit aisément à la manière dont Aidan se débattait légèrement au sol que celui-ci devait être sous l'effet d'un sortilège d'emprisonnement quelconque. Enfield, en revanche, semblait tout à fait maître de ses mouvements ce qui eut pour principal effet de dresser un petit sourire aux coins des lèvres du préfet.

    Saisissant sa baguette en une brève seconde, Ethan la tendit vers le Serpentard et murmura un bref " Petrificus Totalus ". Une sorte d'éclaire nacrée frappa alors lourdement le Serpentard et le figea sur place comme l'une de ces statues qui ornaient tristement le hall d'entrée de l'école. Franchissant ensuite les quelques mètres qui le séparait d'Aidan d'un pas toujours aussi lent ( à croire que la situation n'était pas plus urgente que cela ) Ethan pointa finalement sa baguette vers son ami Gryffondor et lança le sortilège " Finite Incantatem " qui eut pour effet immédiat de rompre l'enchantement dont il était victime. Rangeant momentanément sa baguette dans la poche droite de son pantalon, il se pencha ensuite légèrement en avant et proposa sa main à son ami de manière à l'aider à se remettre sur pied. Quand ceci fut fait, il lui adressa un sourire bienveillant ainsi qu'un hochement de tête respectueux. La voix naturellement douce et monotone, il le salua ensuite en quelques mots bien placés.

    ~ Jamais je n'aurais pensé te voir allongé autre part qu'en classe, très cher. Comment vas-tu ?

    Une fois ces quelques mots prononcés, Ethan logea ses pupilles sombres dans le coins droit de ses yeux pour fixer le visage pétrifié du Serpentard, comme si son attention venait brusquement d'être quémander ailleurs. N'étant pas un bourreau dans l'âme, il adressa un signe de tête à Aidan en direction de la baguette du pétrifié. Lui faisant ainsi comprendre une sorte de " saisis-toi de sa baguette pendant qu'il en est encore temps ". Cette dernière retirée de la main du Serpentard, Ethan saisit une nouvelle fois sa baguette et lança un nouveau " Finite Incantatem " cette fois-ci en direction d'Enfield. Le sortilège dont il était victime prit immédiatement fin et le laissa, pour ainsi dire, aussi libre qu'un oiseau. A ceci prêt que le petit serpent qu'il était se retrouvait à présent sans la moindre arme à portée de main, si ce n'était celle qui était encore pointée sur lui et que le préfet de Serdaigle tenait fermement en main. L'air visiblement neutre, son pied droit chevauchant frénétiquement le gauche, Ethan entrouvrit ses lèvres et s'adressa directement au diable de la branche Enfield:

    ~ Quelle tristesse ... les Enfield ont tant à perdre avec des gens comme toi ... ceci dit, j'aimerais comprendre en quoi un cinquième année de ton genre se croit permis de lancer le peu de sortilèges qu'il connaît dès que l'envie lui en traverse l'esprit ?

    Un nouveau sourire déplacé se dessina sur son visage pourtant aussi inexpressif que d'habituel. Ses paupières clignèrent lentement puis il insista plus lentement encore.

    ~ ... je t'écoute

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LoonY or CrazY ? ......
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Gabriel T. Enfield
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Ven 4 Jan - 20:22

Tiens, Enfield... T’as quitté ta douce moitié ? Comment ça va au pays des lâches qui attaquent les gens par derrière parce qu’ils sont incapables de faire autrement ?


Héhé Aidan n’avait visiblement pas perdu son sens de l’humour, toujours le mot pour faire rire. Etalé sur les pierres du couloir comme un vieux tapis, le septième année de la maison rouge et or ne se laissait pas démonter et essayait, comme d’habitude, de se dépêtrer de la situation dans laquelle on l’avait volontairement fourré à force de provocation en tout genre. Gabriel éclata de rire, un rire moqueur, un rire Enfieldien ! Il aurait voulu lui répondre que oui, il existait sans « sa douce moitié » et que contrairement à lui il n’avait pas besoin de trois autres imbéciles pour se faire remarquer. Souvenez-vous du banquet de début d’année, qui s’était fait remarquer par ses inepties : je vous le donne en mille, Lark et Ethridge évidemment ! Alors parler de douce moitié quand on ne fait pas un pas dans le château sans être flanqué de ses trois abrutis de griffy, laissez-moi rire ! Et oh Gabriel serait un lâche ? Quelle insulte dite moi ! Oui Enfield aurait voulu continuer sa charmante conversation avec son grand ami Aidan mais c’était sans compter un évènement quelque peu imprévu : sans top savoir comment, il vit une lueur se dirigeait vers lui dans l’obscurité totale et dans la seconde qui suivit il sentit ses membres se raidirent, bras et jambes se collaient à son corps : stupéfixier comme un débutant. Il aurait pu s’en sentir vexé mais ce serait mal connaître les jumeaux Enfield. Rien ne les enchantait plus que de laisser croire à leur victime qu’elle pouvait s’en tirer, ils leur laissaient un infime espoir avant de mieux s’amuser à le réduire à néant. Aussi laissa-t-il celui qui s’avérait être le préfet de Serdaigle, Ethan McFersson, libérer sa victime.

¤ Mince ! Pour une fois que j’aurais pu m’amuser. Quoi que deux pour le prix d’un, ce n’est pas si mal. ¤


Gabriel sentit qu’on lui enlevait sa baguette des mains mais peu lui importait, il n’en avait pas besoin pour les faire sortir de leurs gonds. Le préfet annula son sortilège pensant que le serpent se trouvait sans armes mais tout serpent qui soit garde toujours ses crochets, prenez garde à son venin ! Ethan espérait sans doute tenir Gabriel au calme en tenant sa baguette en joue, pointée sur le Serpentard. Quel idiot ! Le jeune Enfield ne le craignait pas le moins du monde. Il était Roi à Poudlard tout comme les autres sorciers originaires d’une famille de sang pur et il était sûr que ni Aidan ni Ethan n’oserait lui jeter un sort ou autre par peur des représailles, qui elles pouvaient être terribles. Quoi qu’Aidan avait déjà prouvé qu’il se moquait du nouveau régime lors de la Cérémonie de Répartition.

~ Quelle tristesse ... les Enfield ont tant à perdre avec des gens comme toi ... ceci dit, j'aimerais comprendre en quoi un cinquième année de ton genre se croit permis de lancer le peu de sortilèges qu'il connaît dès que l'envie lui en traverse l'esprit ?



~ ... je t'écoute.


Mais quel nul celui-là ! Pour qui se prenait-il ? Un préfet, certes, mais un préfet sans grande autorité. S’en était fini de l’ère de Dumbledore où les élèves respectaient et admiraient les préfets. Aujourd’hui Poudlard était devenu la loi de la jungle avec à sa tête trois mangemorts redoutables. Dans cette situation, il est clair que Gabriel n’allait pas se contenter d’expliquer le pourquoi de ses actes. Encore moins à un Serdaigle. Pourquoi les élèves plus âgés avaient tant d’assurance devait les jumeaux ? Tentaient-ils de se persuader, comme le disait Evans, qu’ils étaient plus forts que les deux garnements pour la simple raison qu’ils étaient dans des années supérieures ? Gabriel laissa échapper un petit rire.

Ah McFersson le bon petit samaritain ! Le preux chevalier servant de cette andouille au sang mêlé !


Enfield ricana d’un ton moqueur. Cette situation le faisait rire : la nuit allait bientôt tombée, le couvre-feu ne tarderait pas à être dépassé et si Rusard venait à pointer le bout de son nez, lui n’aurait aucun ennui contrairement à Ethridge et McFersson. Les retenir le plus lontemps possible, en voilà une bonne idée. Gabriel avança en direction des deux jeunes hommes sentant contre la baguette du préfet contre sa poitrine.

Ne t’occupe pas des Enfield McFersson, il y a déjà trop de choses qui te dépassent sans que tu en rajoutent. Que comptes-tu faire avec ta baguette ? Me lancer un autre sort, laisse moi rire…


C’est vrai quoi ! N’importe quoi tous les deux, non ? En tout cas pour jumeaux n°2 oui ! Comment allaient réagir Aidan et Ethan ? Gab’ attendait avec impatience leurs réactions.
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Aidan Ethridge
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Dim 20 Jan - 2:30

Qu’y a-t-il de mieux qu’une petite altercation avec un Enfield ? Certes, il y a une altercation avec deux Enfield. Ça serait probablement très amusant, quoiqu’un peu injuste parce que bon, à deux contre un, il était évident que les sangpursenfolie.com n’auraient eu aucune chance (que ceux qui voient un jeu de mots se rassurent, c’est fait exprès), mais malheureusement, il ne fallait pas trop en demander. Il était déjà bien content d’en avoir un pour lui tout seul, il n’allait pas faire la fine bouche. A être exigeant, il aurait préféré la tarée dont les sous-vêtements défilaient souvent dans le hall (on se demande qui a eu l’idée de lui faire cette crasse, on ne dira pas que c’est Keridwen Van Oord). Non, il n’aurait pas choisi Sophie pour admirer ses sous-vêtements, il les avait vus de bien trop près à son goût, mais juste pour la faire tourner en bourrique. Oui parce que faire tourner Sophie Leyan en bourrique était l’une de ses activités favorites à Poudlard, avec cramer la file d’attente de Miss T, torturer Miss T, faire passer des messages à Rusard par l’intermédiaire de Miss T, et toute autre activité où cette chose se voulant ressembler à un chat était concernée. Mais, pour en revenir au moment présent, me direz-vous, comment Aidan pouvait être certain de s’amuser alors qu’il était objectivement en position de faiblesse ? Non, je vous rassure, Aidan Ethridge n’avait pas un troisième œil caché quelque part. C’était beaucoup plus simple que ça. Soyez logiques enfin ! Premièrement, tout le monde sait (même Aidan) que le sort de Bloque-jambes n’est que temporaire. Deuxièmement, tout le monde sait (même Enfield) qu’Aidan ayant deux ans de plus que le Serpentard, il était beaucoup plus expérimenté concernant les sortilèges. Troisièmement et surtout-ment, tout le monde sait qu’Enfield était beaucoup plus stupide que le Gryffondor. Et puis, Aidan avait une telle confiance en lui-même (à juste titre, précisons-le) qu’il ne s’inquiétait pas quant à l’aboutissement de cette amusante rencontre.

Et il avait raison de ne pas s’inquiéter car quelques secondes à peine après s’être étalé magistralement par terre, Aidan aperçut une lumière nacrée traverser le couloir pour venir frapper le pas beau en pleine poitrine, ledit très moche se figeant instantanément quand le sort l’atteignit. C’est comme ça qu’on aime le monde, quand c’est les méchants hideux qui se font mettre une raclée par les gentils sexy. Bon, la raclée n’était pas encore mise, mais ça ne saurait tarder, croyez-moi là-dessus. On va casser du Serpentard ! Aidan tourna la tête pour voir à qui il devrait offrir une mousse au chocolat pour fêter ça plus tard, mais tout ce qu’il put voir, étant donné de sa position, fut des pieds. Mais attention, pas des pieds dans des chaussures, comme il serait normal d’en trouver dans un château glacé du nord du Royaume-Uni en plein mois de septembre... Non non, juste des pieds. Nus. Oui, vous avez bien compris, il y avait quelqu'un d’assez dérangé dans cette école pour se balader pieds nus alors que n’importe qui se gèlerait les pieds en marchant sur les dalles glacées. Un être anormalement constitué (quoi ça vous rappelle quelqu'un ?)... Aidan l’adorait déjà. Ses jambes se délièrent et quand il put enfin voir son visage, il s’aperçut qu’en effet, il l’adorait déjà.

Ethan... A merveille ! Tu te joins à nous ? Plus on est de fous...

Moins y’a de riz. Attrapant la main tendue de son ami, il se releva et fixa le jumeau à son jumeau avec amusement, un grand sourire de satisfaction se dessinant sur ses lèvres. C’est comme ça qu’on les aimait le plus les Enfield : immobiles et silencieux... Inexistants en somme. Là, on en profitait vraiment. Suivant le regard d’Ethan, ses yeux tombèrent sur la baguette à laquelle la main pétrifiée du pas beau s’était désespérément accrochée au moment de son immobilisation. Comprenant le message que voulait lui faire passer le Serdaigle, Aidan s’approcha du Vert et Argent de façon à ce que leurs visages ne soient séparés que d’une vingtaine de centimètres, puis, après lui avoir offert un clin d’œil dans un sourire à la WUKA, il s’empara de sa baguette et recula de quelques pas, à cause de l’odeur. Non, je ne dis pas que Gabriel Enfield ne se lave pas, je ne suis pas allé vérifier et je ne veux même pas savoir (vision d’horreur... yuck). Non, mais vous ne sentez pas ? L’odeur du Mal à l’état pur... Comment ça j’exagère ? Si peu... Bon d’accord, mais juste un peu. Quand le sang est trop pur à cause d’incestes pour ne pas se mélanger avec le reste du monde, c’est comme l’eau de javel... ça empeste... et pour enlever l’odeur, bonjour la galère ! (ceux qui font « gné » là, c’est ceux qui n’ont jamais fait le ménage de leur vie). Et vous connaissez quelle est l’autre conséquence d’un excès d’incestes ? Des problèmes mentaux chez la progéniture, c’est prouvé scientifiquement. Ah... c’est pour ça... tout s’explique ! Et oui, à force de vouloir garder son sang pur (pas fans des dilutions dans la famille), on se retrouve avec toute une ribambelle de tarés sur le dos. Et vous avez devant vous yeux ébahis le mystère de la famille Enfield résolu par votre humble serviteur. Les autographes, c’est pour plus tard si ça ne vous dérange pas.

Ah McFersson le bon petit samaritain ! Le preux chevalier servant de cette andouille au sang mêlé !
Ouah, tu connais le mot « samaritain » ? Je pensais que le vocabulaire des abrutis dans ton genre était limité à « sang de bourbe » ...

Comme quoi, même les plus stupides étaient capables de retenir deux-trois mots pour briller en société. Les miracles existaient ! Il avait presque envie de lui faire une ola pour l’occasion. Presque. Aidan lança à Ethan un regard qui voulait dire « laisse tomber, c’est qu’un gros nul qui croit encore que deux et deux font cinq et que plus le sang est pur, moins il est pas pur (superbe conclusion), et puis j’ai envie de jouer moi aussi alors ne me l’abime pas trop ». Ouais, tout ça dans un regard, c’est Aidan, il gère. Et si vous dites que c’est impossible, c’est que vous n’avez encore rien compris à Aidan James Ethridge. Ethan avait beau être déluré, il n’atteignait pas encore le stade exceptionnellement génial d’Aidan, en toute modestie (genre). Alors qu’Enfield (faute d’avoir deviné de quel demeuré il s’agissait, on restera sur le nom de famille ou autres sobriquets) blablatait son discours inintéressant de petit sous-chef de dictature, Aidan observait l’objet qu’il avait dans les mains avec un sourire en coin.

A te lancer un sort, ça serait vachement plus marrant si on faisait ça avec TA baguette...

Question d’honneur... La dignité d’un sorcier en prenait toujours un grand coup de pied dans le chapeau quand il se faisait attaquer par sa propre baguette. Et puis question de dissimulation de preuves...


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Chance Lark
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Sam 26 Jan - 23:14

La faute à pas de chance, sans aucun doute, mais avec très mauvais jeu de mots à l’appui. La faute à pas de chance, en effet, si la jeune fille tourna précisément à l’angle du couloir au moment où Aidan James Ethridge pointait la baguette de Gabriel Enfield sur la poitrine dudit sangpurenfolie.com, même si la Gryffondor était trop loin pour savoir à qui elle appartenait. Ce qui lui était en fait complètement égal. Pourquoi la faute à pas de chance ? Ah, très bonne question, j’explique le jeu de mots. Déjà, si Chance se retrouvait quelque part dans Poudlard, c’était bien qu’elle avait marché jusque là. en cas normal, bien sûr, les modalités de kidnapping, de sortilèges ratés ou volontairement lancés, de prise d’otage ne sont ici pas prises en compte. Donc, en toute logique, Chance avait effectivement marché jusqu’à cette destination précise, c’était donc dû au fait de ses pas qu’elle était présente. D’où le premier sens de « la faute à pas de Chance ». Pour le sens concret, donc. Pour ce qui était du sens abstrait, il y avait plusieurs explications. Déjà, la première, c’était qu’elle était passée par ici parce qu’elle avait entendu dire que l’autre couloir avait encore été inondé par Mimi Geignarde. On pourrait presque dire que ce fantôme faisait de la résistance. En même temps, qu’avait-elle à perdre, elle, elle était déjà morte ainsi sans doute que la majorité des gens qui la connaissaient. Alors bon … Bref, la question de départ n’était pas le patriotisme (ou pas) de l’esprit pleurnichard, mais la raison de la présence de Chance ici. Donc, retournons à nos moutons. C’était donc un pur hasard si elle se retrouvait là, si on considérait qu’elle aurait pu ne pas entendre cette conversation et prendre un autre chemin. La faute à pas de chance. Mais pourquoi la faute à pas de chance ? Après tout, elle ne faisait que croiser des gens dans un couloir, non ? Non.

Car déjà, ces gens n’étaient pas tranquillement en train de discuter, ils se battaient. Ou plutôt, allaient se battre, de toute évidence. Ce qui, combiné à l’insigne épinglé sur le revers de sa robe de sorcier, signifiait qu’elle ne pouvait pas passer son chemin en faisant semblant de n’avoir rien vu. Elle devait intervenir, séparer les belligérants, déterminer au mieux ce qui avait bien pu se passer et prendre les sanctions qui s’imposaient. Ce qui, au vu des derniers évènements, était devenu hautement risqué. Déjà, parce qu’en tant que préfète de Gryffondor, son autorité était pas mal contestée, surtout auprès de ses camarades plus ou aussi âgés qu’elle, mais aussi par les plus jeunes de la maison des Serpents. Alors, elle préférait autant éviter. En plus, il était de notoriété publique, pour ainsi dire, qu’elle était la petite sœur de l’un des WUKA, qui s’étaient fait remarquer dès le premier jour, et sincèrement, cela ne jouait pas en sa faveur auprès de ceux qui avaient décidé de pourrir le château en devenant comme ceux qui le dirigeaient. Et puis, enfin, mettre en retenue était également à risque, vu ce qu’elle avait crut comprendre que son frère et son imbécile de meilleur ami enduraient tous les soirs. Alors, quand elle était obligée de mettre quelqu’un en retenue, elle le faisait avec le professeur McGonagall. Pas vraiment envie de faire son boulot de préfète, donc, ce qui était un constat affligeant. Elle en avait tant rêvé, de ce poste, de cette responsabilité, et quand elle l’obtenait enfin, c’était pour ne pas pouvoir l’utiliser entièrement, avoir une bride au cou, une espèce d’épée de Damoclès sans cesse au-dessus de la tête. Un mot de trop, une décision de trop, et c’était elle qui se retrouvait en retenue. Et puis, il y avait certains élèves auxquels il valait mieux éviter de toucher si on ne tenait pas à ce que sa famille ait des ennuis. Et sa famille n’avait pas besoin d’ennuis, elle n’avait pas besoin ni intérêt qu’on s’intéresse à elle de trop près. Ce que semblait avoir oublié sa tête brûlée de frère. Ou pas. bref, toujours était-il qu’elle avait autant envie d’intervenir que de se pendre. Ou peut-être avait-elle même plus envie de se pendre en fait. J’exagère à peine. Mais bon, quand il fallait y aller, il fallait y aller. Etouffant un soupir, elle s’avança dans leur direction.


Hey, vous !

Pas très brillant comme entrée en matière ? Normal, complètement normal, elle était à court d’inspiration. Pourquoi ? Ah, très bonne question. Peut-être parce que l’une des trois personnes s’appelait Aidan Ethridge. Et que c’était le meilleur ami de son grand frère. Et que rien que pour ça, elle aurait voulu ne pas être préfète. Parce que foutre en retenue le meilleur ami de votre frère, bonjour les retombées après. Même si elle en rêvait depuis des années, lui fermer sa grande gueule en l’envoyant en retenue. Quoi que, ça ne lui aurait sans doute rien fait, il collectionnait les retenues comme l’élève brillant collectionne les bonnes notes : ça lui faisait plaisir et c’était habituel. Soupir. Surtout parce qu’il l’énervait, à la rabaisser toujours, au rang de la « petite » Chance. C’était vrai, quoi, elle avait quinze ans ! Pas comme si elle avait neuf ans, comme la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Ils s’envoyaient chier continuellement, lui se foutant tout le temps d’elle et elle faisant en sorte que son insolence ne reste pas impunie. Elle n’allait quand même pas se laisser emmerder par un mec qui se demandait toutes les deux secondes s’il était bien coiffé et si toutes les filles alentour étaient bien attirées par son sourire, si ? Non, nous sommes parfaitement d’accord. Bon, et bien alors où était le problème, elle n’avait qu’à y aller, l’apostropher comme elle le faisait d’habitude, elle le remettait à sa place, et McGonagall se chargerait du reste. Oui, mais ce n’était pas aussi simple. Pas depuis le soir de la rentrée. Quand il s’était levé et s’était placé entre son frère et le rayon mortel qui lui était destiné, mettant sa vie en danger. Et qu’elle avait crut mourir. Ça l’avait bouleversée plus que ça n’aurait dû. Sans doute parce que c’était le meilleur ami de son frère, et que son frère n’aurait plus été le même après ? Ou encore qu’elle adorait tout simplement l’emmerder et qu’elle allait se faire chier après ? Ou peut-être qu’elle commençait à le considérer comme un grand frère chiant … Oui, bien sûr, ça devait être ça. C’était dur de se dire que les gens qu’on connaissait et qu’on voyait tous les jours, auxquels on était plus ou moins attachés pouvaient disparaître, juste comme ça. Et ça l’avait assez bouleversée. Ils ne s’étaient pas revus d’ailleurs depuis, depuis qu’il lui avait dit qu’ils avaient eu de la chance et qu’elle lui avait répondu qu’il n’était qu’un abruti. Ce qu’il n’avait pas compris ou mal interprété. Elle aussi, sans aucun doute. Mais tout ça, c’était du passé, maintenant, il allait bien, visiblement, puisqu’il refaisait des conneries. Il s’attaquait à … un pas beau, okay. Mais un plus jeune. Et en plus, il étaient deux. Elle ne voyait que le dos de l’autre personne, mais elle lui disait quelque chose. Elle arrivait à leur hauteur.

Heidi, je ne doutais plus de ton courage légendaire, mais là tu m’épates. T’en prendre à un élève plus jeune que toi, et diminué de nature en plus, c’est pas très sympa. A deux … Vous devriez avoir honte.

Comment ça elle venait de se foutre de la gueule du Enfield entre deux paroles préfètiennes ? jamais de la vie, elle n’oserait pas, voyons. Ah bon, sérieusement ? Oups, Aidan devenait contagieux. Oui, mais ça faisait tellement de bien. Les jumeaux Enfield, les terreurs des cinquième année, la même qu’elle, cinq ans qu’elle les supportait en cours. Oh, ils ne s’étaient jamais franchement attaqués à elle, juste des blagues collectives de mauvais goût. Et puis il fut une époque où être la petite sœur d’un membre des WUKA lui offrait plutôt une tranquillité certaines que des regards de pitié ou méprisants. Alors, non, jamais vraiment … mais c’était lequel au fait ? Très bonne question. De toute façon, ils se ressemblaient tellement … et puis ils étaient tous les deux aussi moches, donc bon, aucune importance. Et ça ne changeait absolument rien à la suite.

Donc bon, disons que je vous laisse deux minutes pour m’expliquer l’affaire, ou je vous expédie tous les trois chez le Professeur McGonagall … C’est clair ?

Elle n’accorda aucune intention au pas beau (ça va comme ça ? :nez : ), et se tourna vers le troisième … hein, c’étaient quoi ces pieds nus ? Son regard remonta lentement le long de la personne pour atterrir sur … un blason identique au sien, sauf en bronze et bleu. Oups. Voilà où elle l’avait vu. C’était le préfet de Serdaigle. Yaïe. Et elle venait de … oh, quelle imbécile. Enfin en même temps … oh, il s’appelait comment déjà ?

Ethan ? Mais … Qu’est-ce que … ?

Paumée, vous avez dit paumée ? S’il vous plaît, où est la porte ?

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Ethan McFersson
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Lun 4 Fév - 3:48

    « Ne t’occupe pas des Enfield McFersson, il y a déjà trop de choses qui te dépassent sans que tu en rajoutent. Que comptes-tu faire avec ta baguette ? Me lancer un autre sort, laisse moi rire… »

    Les paroles d'Enfield se répandirent en lui comme un venin capable d'éveiller le côté le plus sombre de sa bien étrange personnalité. Ethan sentit une folie s'emparer si rapidement de son esprit que les répliques d'Aidan lui échappèrent presque totalement. Son regard sombre fixant celui du Serpentard, il tordit ses fines lèvres en un sourire plus ou moins affirmée comme s'il venait tout juste de rentrer dans le jeu que ce dernier s'amusait à jouer depuis qu'il était entrée dans les rangs de la maison verte et argent. Le préfet de Serdaigle était cependant bien différent de lui, sur tous les points possibles et imaginables. S'il était avéré que les jumeaux Enfield pouvaient être terriblement cruelles, il était tout aussi avéré qu'Ethan McFersson était aussi imprévisible que le souffle du vent. Du coins de l'oeil, il eut à peine le temps de remarquer le regard que lui adressa Aidan qu'il fit le premier pas en écartant de la main gauche l'infecte baguette que le Gryffondor pointait vers le Serpentard ( baguette qui appartenait bien évidemment à ce dernier ). Ses longues mèches de cheveux bruns tombant sur son visage et voilant une partie de son regard, Ethan réduisit la distance qui le séparait du sang pur et enfonça l'extrémité de sa baguette magique dans son ventre tout en portant ses yeux par dessus son épaule de manière à ne pas croiser son regard de traître. Là, légèrement placé sur la gauche d'Enfield, sa baguette s'enfonçant d'un air de plus en plus menaçant contre son ventre, il pencha son visage vers l'avant et insuffla ces quelques paroles dans un murmure monotone voir totalement indifférent.

    « ... ne crois surtout pas que les pires branches de ta lignée soient les seules en mesure d'utiliser le sortilège de douleur ... ce serait te méprendre ... »

    Ces paroles prononcées, Ethan recula jusqu'au mur qui faisait face au Serpentard sans même lui adresser un seul regard de plus. Une fois adossé contre la parois froide, le Serdaigle enfonça ses mains dans ses poches, préférant laissé son ami Gryffondor se venger à sa manière de l'affront qu'il avait subit. Lui, restait en retrait, sa nuque légèrement abaissée et son regard balayant le vide, se tenant toutefois prêt à pétrifier ce prétentieux d'Enfield s'il ne se montrait pas d'avantage coopératif. Ses cheveux ébouriffés recouvrant son front et ses yeux, il portait désormais sur lui cet air énigmatique qui lui allait si bien. Cette forme de questionnement qui s'éveillait brusquement dans l'esprit des gens dès qu'ils le croisaient. Intérieurement, Ethan réfléchissait à la meilleure manière de piéger Enfield à son propre jeu et plus les idées affluaient en nombre dans son esprit plus son sourire s'arquait d'avantage, comme alimenté par un vice pourtant bel et bien inexistant. A ses yeux, la grande majorité des Enfield valait autant que les Carrow. Bien évidemment, il y avait des exceptions aux règles comme Sevarth, son compagnon de classe et peut-être l'un des rares membres de cette famille qui ne soutenait pas la « politique » qu'ils aimaient à répandre partout où ils se trouvaient. En revanche, les jumeaux eux étaient sans nul doute possible les plus grandes abominations qu'une sorcière eut mis au monde. Imbus d'eux-mêmes, de leur soi-disant « supériorité de sang », ils n'étaient en réalité que deux vantards de plus comme il en existait déjà une centaine dans la très noble maison de Salazar Serpentard ... qui était, soit dit en passant, peut-être noble de titre mais sûrement pas de fait. C'est pourquoi Ethan avait décidé de mettre un coup de frein aux dires du Serpentard en lui révélant une partie d'un secret lourd de conséquences à ses yeux. Car oui, aussi fou que cela pouvait paraître, il connaissait très bien l'un des trois sortilèges impardonnables pour y avoir goûter et l'avoir entrevu en action sur sa soeur par nul autre que ...

    « Ethan ? Mais … Qu’est-ce que … ? »

    Les sombres pensées du préfet se dissipèrent dès lors que cette voix délicate rompit le silence apparent de la scène. Il n'eut besoin de relever son visage vers la jeune fille qu'au simple son de sa voix il reconnut en elle, Chance, sa consoeur de Gryffondor. Sa première réplique sonna avec une douce ironie, la seconde avec une incroyable fermeté alors que la toute dernière semblait confuse. Ethan n'eut le moindre mal à s'imager le raisonnement de la préfète en les découvrant tous trois dans le couloir. En tant que tel, sa seconde réplique sonnait comme une mise en garde obligatoire pour quelqu'un de son rang alors que celle qu'elle lui avait adressé, tout juste après, semblait quant à elle quelque peu étourdie, comme si elle regrettait de ne pas l'avoir reconnu et surtout de l'avoir inclus dans ceux qu'elle « expédierait chez le professeur McGonagall », lui le préfet de Serdaigle. Amusé par ce fait, il adressa un bref hochement de tête à son attention; de manière à la saluer dignement malgré sa gaffe. Les yeux toujours dissimulés dans l'ombre projetée par ses mèches de cheveux, il n'osa toutefois plonger son regard dans le sien, peut-être par peur de révéler inconsciemment ses intentions. C'est donc avec une extrême légèreté dans son timbre de voix qu'il lui adressa ces quelques mots, l'air toujours aussi détendu et insouciant malgré l'électricité qui flottait dans l'air entre les différents parties.

    « Je doute que le professeur McGonagall soit en mesure de faire quoi que ce soit pour Enfield, Chance ... les Carrow sortiraient immédiatement les crocs pour venir à la rescousse de leur faible petit protégé ... il s'est attaqué à plus fort que lui en croyant s'amuser comme il se serait amusé avec un première année ... malheureusement, ce n'est pas le cas. Aussi ... Aidan ... si tu le veux bien ... »

    Ethan termina son petit discoure en tendant son bras droit vers Gabriel, comme pour rappeler au Gryffondor qui se trouvait à côté l'idée qu'il avait eut quelques instants plus tôt. Au même moment, la chaîne argentée qui se tenait continuellement attachée à la ceinture du préfet se mit à vibrer vivement jusqu'à révéler le stylo doré emprisonné à son extrémité. Tel un serpent, la chaîne s'enroula autour du bras tendu de son maître avant de défaire sa douce étreinte pour laisser libre cour à la très vieille magie qui habitait le stylo doré. Dès lors, ce dernier dessina une série de courbes dans l'air jusqu'à ce que quelques secondes plus tard, une série de lettrines dorées apparurent là même où la plume du stylo était passée. Des mots se dessinèrent puis une phrase:

    « Tout le mal produit se paye à un moment ou à un autre d'une vie »

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LoonY or CrazY ? ......
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Aidan Ethridge
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Sam 9 Fév - 18:38

C’est dans ce genre de moments que la Chance vous abandonne. Dans tous les sens du terme. Vous savez, ces instants où vous vous retrouvez en position de force par rapport à l’ennemi (car soyons clair là-dessus, toute personne décrétant avoir un sang pur et faisant l’apologie de tonton Voldy peut et doit être considéré comme un ennemi). Vous savez qu’il mérite au moins l’essorillement si ce n’est l’émasculation pure et simple (exagérer moi ? on est en temps de guerre ! pas de place pour les petites natures) et vous vous dites que vous allez enfin pouvoir venger toutes les victimes innocentes et pures de cet enfoiré, vous y compris (oui, innocent et pur, parfaitement !). Parce que cet excrément de la nature, progéniture de malades mentaux aux tendances incestueuses, n’est qu’un salopard qui se croit supérieur à cause de sa naissance, de son fric si malhonnêtement gagné et de son ADN pourtant si peu généreux vu sa physiologie. Et qu’il se permet de faire souffrir ceux qu’il considère comme lui étant inférieurs alors qu’ils valent infiniment plus que ce qu’il ne pourra jamais espérer atteindre. Et là, vous vous dites qu’il faut que vous agissiez, cela relève de votre devoir moral envers toutes ses victimes passées et futures. Si vous ne le faites pas, comment pourrez-vous continuer à vous regarder dans une glace sans un sentiment de honte effroyable ? C’est dans ce genre de cas, quand vous n’agissez pas, qu’on devrait vous coller en retenue, et pas le contraire. Alors, vous allez agir. Parce que vous êtes honnête, parce que vous êtes intègre, parce que vous êtes un être profondément génial (se faire des fleurs ne fait jamais de mal). Mais là, un élément complètement extérieur et supérieur à votre volonté, qui vous transcende, vient anéantir votre noble et courageuse démonstration de bonté. En gros, ça fait tout foirer monumentalement. Un truc du genre...

Hey, vous !

La faute à pas de Chance, vraiment... Ou plutôt, dans le cas présent (j’allais dire « en l’espèce »), si, justement, la faute à Chance. Chance, en fait, c’est le genre de personne qui arrive toujours au moment où on ne s’y attend pas pour semer la pagaille et faire capoter tous nos plans foireux dignes d’un génie de la stratégie. Le genre qui a le mauvais œil et qui vous apporte la poisse partout où vous allez. Le genre de gamines qu’Aidan adorait embêter. Bon, c’était surtout parce qu’il s’agissait de la sœur de Wolf et qu’il savait qu’elle allait répliquer ou au moins grogner. C’est ça qui était bon, sinon, aucun intérêt à jouer avec ses nerfs. Et croyez-moi, il n’allait pas se faire prier...

Hey, Lucky Lark, ma poor lonesome cowgirl préférée !

Rares étaient ceux qui comprenaient le jeu de mots, il fallait avoir une connaissance accrue de la culture moldue pour cela. Mais il savait qu’elle comprendrait, et c’était tout ce qui importait. Et il savait qu’elle allait réagir. Parce que d’un point de vue purement objectif, n’importe quelle gamine réagissait à ce genre de taquinerie, même de niveau intellectuellement limité, quand elle venait d’une pure bombe atomique (soyons clairs, Aidan ne fait que reprendre des mots qu’il a entendus de la bouche d’autres (= des adolescentes entre douze et dix-sept ans approximativement)). Et parce que, d’un point de vue purement subjectif, Chance Lark n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds de cette façon par Aidan Ethridge. Combien vous pariez que s’il évoque Jolly Jumper (bien sûr, avec une connotation osée, sinon c’est pas intéressant), elle le colle en retenue. Elle serait même capable de l’envoyer directement dans les mains de Rogue pour qu’il s’occupe personnellement de son cas. Il se souvenait de la dernière fois qu’il lui avait sorti une blague pour l’embêter... Elle l’avait traité d’abruti. J’avoue, sur le moment, ç’avait été déplacé. Elle était en larmes parce que son frère avait manqué de se faire tuer par une salope à la baguette facile (j’ai nommé Alecto Carrow) et lui, alors qu’il venait tout juste d’échapper à la mort alors qu’il protégeait Wolf, il lui balançait qu’ils avaient eu de la Chance. Il s’était dit que pour une fois, ça la ferait peut-être sourire et que ça détendrait l’atmosphère. Bizarrement (que c’est étrange !), ça n’avait pas marché. Allez savoir pourquoi, quand il s’agissait d’Aidan, Chance avait tendance à grimacer et à sortir les dents. Ça sera pour mieux le manger... Vous ne voyez pas le rapport ? Le loup dans le Petit Chaperon Rouge > Loup > Wolf > frère de Chance > c’est maintenant que vous devez rigoler.

Heidi, je ne doutais plus de ton courage légendaire, mais là tu m’épates. T’en prendre à un élève plus jeune que toi, et diminué de nature en plus, c’est pas très sympa. A deux … Vous devriez avoir honte.

Boum ! Elle l’aurait giflé, ç’aurait donné le même résultat. Voilà qui réveilla dans les yeux d’Aidan l’étincelle de vengeance malsaine, voire de sadisme, qui avait disparu à l’arrivée de Chance. Etait-elle en train de le traiter de lâche ? Mais oui j’ai bien vu un Gros Minet, c’était exactement ce qu’elle était en train de faire. Et s’il y avait une seule chose qu’Aidan n’admettait pas, c’était bien la lâcheté. Comment pouvait-elle seulement oser soulever l’éventualité d’un quelconque manque de courage de sa part ? Pas après ce qu’il avait fait quelques jours auparavant. Attention, il n’avait pas fait ça pour frimer. Son but n’avait pas été de montrer qu’il était le plus beau, le plus fort, le plus courageux... tout le monde le savait déjà. Non, ç’avait seulement été un simple geste impulsif de protection envers son presque-frère... comme n’importe quel frère ou sœur ferait pour son frère ou sa sœur. Mais cet acte, certes involontaire, avait prouvé que la lâcheté ne faisait pas partie de ses attributions. Et qu’elle ose remettre ce fait avéré en cause... Elle... De n’importe qui d’autre (excepté les WUKA), à la rigueur, mais de sa part à elle... Il avait quand même été prêt à mourir pour sauver la vie de son frère, même s’il trouvait que c’était plus un geste de pure amitié que de courage. Certes, la situation actuelle pour quelqu'un d’extérieur portait à confusion. Mais elle aurait pu au moins lui accorder le bénéfice du doute. Surtout face à... la chose là... rho zut, comment on dit ? Mais si, ce truc là qui ressemble à rien collé au mur ! Ah, Enfield ! Voilà, ça. Bref, pour résumer, il était vexé. Pire que ça, il était déçu. Qu’elle ait commis une erreur manifeste d’appréciation de la situation, okay, mais qu’elle ait plus confiance en un « diminué de nature » plutôt qu’en lui... En temps de guerre, on n’accorde rien à l’ennemi. Surtout quand l’ennemi s’appelle Enfield, est moche (pléonasme, parfaitement) et ne se gênera pas pour l’attaquer par derrière (sans vulagirité aucune...) quand elle lui tournera le dos.

Ecoute, tu vois bien qu’on est occupés là. C’est des trucs de grandes personnes, on t’expliquera quand tu seras grande.

Méchant et cruel vous trouvez ? Vous n’avez rien compris. Bon, okay, il y était peut-être allé un peu fort, et peut-être que c’était parce qu’elle l’avait déçu en insinuant qu’il pouvait être lâche. Mais ça n’était pas du tout la raison principale. Il savait parfaitement qu’elle allait se vexer, peut-être même lui coller une retenue, voire l’envoyer chez un sadique (au hasard, disons sa copine Carrow) pour se venger. Mais ça, c’était du détail, il s’en fichait totalement. Ce qu’il voulait, c’était qu’elle se fâche. Qu’elle s’en aille. Qu’elle s’éloigne d’Enfield. Une préfète de Gryffondor, sœur d’un WUKA, avec un père loup-garou recherché par le Ministère, elle était la cible parfaite de n’importe quel pro-Voldy. C’est là que vous vous dites que ce mec est génial et que c’est pas étonnant que n’importe quelle adolescente bien constituée a rêvé au moins une fois de l’épouser. Non, modestie n’est pas dans le dictionnaire d’Aidan. Bref, vous avez compris, il s’agissait tout simplement de protection. Il la protégeait, parce que... Parce que quoi d’ailleurs ? Parce qu’elle était la sœur de Wolf et que Wolf étant comme son frère, il se faisait un devoir de la protéger, comme il le faisait pour sa propre sœur. Et mettre le plus de distance possible entre un Enfield quel qu’il soit et elle était sans doute la meilleure façon de la protéger. Utiliser les grands moyens, ça peut vous paraître exagéré, mais on voit que vous ne connaissez pas la tête de mule à chapeau de cow-boy en face.

... Aidan... si tu le veux bien...

Il ne fallait pas le lui demander deux fois. Un grand sourire aux lèvres, il s’apprêta à lever la baguette de la tronche de Veracrasse mais quelque chose d’étrange se produisit. Et ça n’était pas la première fois, ce soir, qu’Ethan réagissait bizarrement. Quelques minutes auparavant déjà, avant que Chance n’arrive, il s’était enflammé, réagissant aux paroles de l’autre abruti. Ce qui était une erreur monumentale bien sûr, mais allez vous contrôler quand on joue avec vos nerfs. Mais là... c’était vraiment bizarre. Indescriptible en fait. Son regard passa des mots tracés dans les airs à Ethan, d’Ethan à l’affreux, de l’affreux à sa baguette qu’il avait entre les mains, et de la baguette crasseuse (ben oui, la baguette choisit son sorcier) à Chance...

Bon... Puisque tout le monde a eu son mot à dire, on peut peut-être passer aux choses sérieuses...
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Gabriel T. Enfield
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Mer 13 Fév - 14:08

- Bon... Puisque tout le monde a eu son mot à dire, on peut peut-être passer aux choses sérieuses...

A entendre ces mots, surtout sortant de la bouche de cet abruti d’Ethridge – oui parce qu’avouons le, sérieux et Ethridge, c’est un pléonasme – Gabriel ne put s’empêcher d’émettre un ricanement. Si le gryffondor pensait effrayer Enfield, il se trompait. La tension était montée d’un cran, chacun retenait son souffle attendant de voir ce qu’il allait se passer, ce qu’Aidan allait entreprendre. Chacun ? Oui un petit flash-back s’impose. Un nouvel acteur avait fait son apparition sur la grande scène de Poudlard : la petite préfète de Gryffondor, la douce privilégiée d’Edward, sœur de Wolf Lark venait de faire son apparition, j’ai nommé Chance Lark (je vous épargne l’habituel, c’est la faute à pas d’Chance). La préfète ne semblait pas heureuse d’avoir été obligée d’intervenir dans cette querelle et elle n’avait pas tout à fait, seule fillette parmi trois adolescents sur les nerfs : la guerre des gangs avait bel et bien commencé ! Elle avait tout de même, soyons honnête de le préciser, fait une belle entrée en matière en apostrophant les deux septièmes années comme si c’étaient eux qui attaquaient L’Enfield : elle les prenait pour des lâches ! Bien, très bien tout ca ! Mais bon, il ne faut pas charrier, Gabriel était certes en très mauvaise posture mais n’avait en aucun cas besoin de cette poularde blonde de bas étage ! Le jeune homme avait son estime, son orgueil mais surtout sa fierté !

- Heidi, je ne doutais plus de ton courage légendaire, mais là tu m’épates. T’en prendre à un élève plus jeune que toi, et diminué de nature en plus, ce n’est pas très sympa. A deux … Vous devriez avoir honte.

¤ Oooh ! Reste en dehors de tout ca la préfète ! On ne t’a rien demandé, va t’occuper de tes poupées, ca te changera ! ¤

Il n’avait pas prononcé ces mots par peur des représailles : il connaissait que trop l’instinct protecteur d’Aidan envers la jeune fille. Tout comme il se contenta de sourire à la remarque d’Ethan McFersson. Préfet ridicule de Serdaigle croyait peut-être enfin afin asseoir son autorité sur Poudlard en effrayant, menaçant un Enfield. Seul petit moment de Gloire dans son parcours scolaire ! Provocant Gabriel, le tenant en joue enfonçant sa baguette magique dans son torse, il se croyait au dessous de tout danger ? Ignorait-il encore que tout Enfield, sauf peut-être Sevarth et Lucianna, pouvaient se révéler des adversaires très dangereux ? Et tout son blabla sur les Carrow, si jamais les d’eux pouvaient passer et mettre en retenue ce petit trio : Aidan connaissait déjà le chemin, il ne pourrait y protéger sa petite Chance au regard de fouine. Et Ethan… Peuh ! Celui-là était tellement bizarre qu’il en redemanderait peut-être. Bref les Carrow n’étaient jamais là quand on avait besoin d’eux. Selon le Serdaigle, Gabriel s’était attaqué à plus fort que lui mais c’était tellement plus drôle qu’avec les premières années qui se contentaient de s’enfuit en pleurnichant comme des bébés. Au moins, avec ce groupe de petits crétins, il y avait un petit suspens, cet affrontement virait carrément au défi. Un défi fou, certes, mais les jumeaux ne sont-ils pas connus pour leurs esprits de cruauté tordue ?? Pour le moment, il était là, collé contre un mûr, face à deux gorilles le dépassant d’une tête, sans baguette magique et avec une préfète sur le dos. Ethan prit un air sérieux qui sortait de l’ordinaire – seul Sevarth lui trouvait un intérêt - sortit un crayon assez banal, fit des mouvements absurdes comme s’il écrivait dans l’air. Gabriel allait lui demander pourquoi il s’obstinait à se montrer encore plus dégénéré que d’habitude mais au moment où il ouvrait la bouche, une phrase lumineuse et dorée apparut : « Tout le mal produit se paye à un moment ou à un autre d’une vie » C’est quoi cette plaisanterie encore ?! Et ca voulait dire quoi son « Aidan… Si tu le veux bien… »

¤ Non mais regardez les ces petits héros, survivant de régime de Dumbledore, pensent-ils que je sois à leur merci ? Ils vont vite être déçu… ¤

Cet imbécile d’Ethridge dont le regard oscillait entre sa baguette, celle de Gabriel, Chance, Ethan semblait hésiter sur la marche à suivre. Il n’en fallut pas plus pour que L’Enfield en question mette à profit son envie de se faire entendre, récupérer ce qui était à lui et remettre ces petits merdeux à leur place ! Alors qu’Aidan lançait un regard à la fois inquiet et hargneux à sa petite protégée, Gabriel se rua sur lui et récupéra sa baguette magique qu’il pointa tour à tour sur les jeunes gens. La situation venait enfin de tourner, se rééquilibrer plus ou moins en sa faveur.

- Voyons Ethridge, tu ne devrais pas employer des termes don tu n’as même pas connaissance, le sérieux et toi, ca fait deux ! Quand on voit comment tu te fais remarquer pendant une cérémonie de Répartition, laisse-moi rire !

Il adorait agacer les gens, c’était son petit jeu favoris à Poudlard, d’ailleurs, Evans et lui passaient plus pour deux petits emmerdeurs puérils aux yeux de leurs camarade que pour des jeunes hommes de quinze ans. Mais les jumeaux s’en moquaient éperdument : ils étaient beaux, séduisants, riches et avaient tout ce qu’ils voulaient quand ils le voulaient alors pourquoi s’embêter à être de jeunes garçons rangés, impliqués dans leurs études ? Oui pourquoi ? Autant en profiter, d’autant que les jeunes hommes étaient les petits protégés de pas mal de monde influents et craints comme Sophie, Morgan ou encore les Carrow. Sa baguette fermement serrée dans sa main gauche, le regard dur, fermé, l’œil éteint, mauvais, Gabriel était sur le qui-vive, tous ses sens en alerte ! Il pointait maintenant sa baguette sur la jeune fille, à peine troublée par ce qu’il se passait. Elle était là sans être là, par obligation.

- Toi, la petite sœur de Lark, toujours a traîner où il ne faut pas et à se mêler des affaires des autres, une vraie petite fouine, ca te ressemble assez ca, oui ! Va jouer ailleurs s’il te plait ! Je n’ai pas besoin de toi ! Débarrasse le plancher !

Gabriel devenait de plus en plus coléreux, hargneux. Intérieurement, il se sentait mal : il savait que cet affrontement allait mal se terminer et il savait aussi qu’il en ferait les frais. Il n’était pas de taille à lutter face à ces deux gaillards sauf s’il la jouait en finesse. Il porta son attention sur Ethan et ricanant lui dit.

- Quant à toi, si tu espérais me faire peur, c’est raté ! Regarde toi avec des phrases à deux mornilles, allez les enfants, j’ai bien mieux à faire que de rester poliment contre ce mûr pendant qu’Ethridge protégera son donzelle, que la fille en question lui balancera des piques et que le dernier crétin sera là à écrire des phrases dans l’air. Wahouu quel programme ! Pathétique… Mais bon, je ne pouvais pas m’attendre à mieux venant de votre part… Je devrais en avoir l’habitude !

L’Enfield fit tourner sa baguette entre ses doigts, le regard railleur. Haussant les épaules, il fit un mouvement pour s’échapper. Finalement, être privé de blagues une journée était moins pire que d’être aux petits soins pour Sevarth, Gabriel allait aller voir son jumeau et s’avouer vaincu, la première fois, il se rattraperait sur leur prochain défi. Certes, il agissait comme un lâche, il préférait prendre ce qu'il apellait la "fuite judicieuse, forcée" et ce n'est pas comme ca que Morgan lui avait appris à affronter ses ennemis mais parfois, il ne faut pas chercher plus loin. Il préférait se rendre à l'évidence, il risquait de se prendre un coup de poing et son nez s'en trouverait amoché, comment pourrait-il alors séduire toutes les filles qui lui tombaient déjà dans les bras ? Il tenait trop à son doux visages pour prendre des risques supplémentaires. Il aurait des comptes à rendre à Morgan et Sophie, Ethridge et McFersson se vanteraient dans tout Poudlard d'avoir réglé leur compte avec l'un des jumeaux Enfield, son égo sur-dimensionné s'en porterait au plus bas. Le seul point positif concernait Chance Lark ! Oui Lark deviendrait la nouvelle cible des jumeaux, étant plus facile à atteindre. Gabriel en riait d'avance, le petit oiseau effarouché allait devoir montrer les griffes si elle ne voulait pas prochainement couler sous les blagues de mauvais goûts made in Enfield ! Mais le petit échange Enfield-Ethridge-McFersson-Lark était-il vraiment terminé ?? Gabriel le savait, la soirée était loin d’être finie, à sa plus grande joie. Il devait prendre l’ascendant sur « agresseurs » ou alors leur faire croire qu’il se rendait pour mieux frapper après. Humhum.


HJ : Parce qu'un certain gryffondor que je ne citerai pas (loOl) n'a pas compris : le violet c'est des pensées et le vert les paroles des Gabriel ^^
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MessageSujet: Re: Plaisanteries courtes, toujours les meilleures   Jeu 14 Fév - 20:54

Hey, Lucky Lark, ma poor lonesome cowgirl préférée !

Vous comprenez maintenant pourquoi elle n’avait pas voulu intervenir ? Pourquoi elle aurait tout donné pour ne pas être préfète ? Il était … emmerdant ! Non, c’était un énorme euphémisme, ce mec était invivable ! Encore, là, ça allait, il n’était pas trop horrible cette réplique, même si elle lui fit lever les yeux au ciel. Avouez que pour une préfète essayant d’imposer son autorité, ça le faisait moyen. De toute façon, la discréditer, la faire chier et tourner en bourrique semblait être son passe-temps favori. Que voulez-vous, y en avait qui n’avaient rien de mieux à faire … Elle abusait ? Sans doute, mais allez savoir pourquoi, après cette entrée en matière très édifiante et très sympathique, elle avait un très mauvais pressentiment. Si lui ne l’aidait pas et l’enfonçait, même, comment vouliez-vous qu’elle s’en sorte ? Enfin, ça, encore ce n’était rien à côté de l’énorme bourde qu’elle venait de faire : engueuler un préfet comme un vulgaire élève. Oui, enfin à vrai dire, il était aussi fautif que les deux autres apparemment, et il ne semblait pas désarçonné pour deux sous, ni –à son grand soulagement- mécontent ou vexé qu’elle n’ait pas remarqué son grade plus tôt. Cependant, il ne la regardait pas, et essayait de cacher à quel point il était énervé. Bon, elle consentait à revoir son jugement. Le Enfield devait avoir cherché les deux autres. Ça voudrait dire reconnaître devant Aidan qu’elle avait tort et que lui avait raison ? Grrr, certainement pas, elle avait sa fierté. Et puis, ce n’était pas encore dit, peut-être tout simplement Ethan avait une réelle dent contre ce Serpentard, il avait trouvé Aidan en train de se disputer avec lui et en avait profiter pour régler un vieux compte. Oui, c’est ça, sans doute, Chance, t’es vraiment grave ma fille, pourquoi tu es décidée à ce qu’Aidan soit le méchant ? je sais pas, je m’en fous après tout, hein, je fais que mon boulot de préfète … Tais-toi ma fille, tu t’enfonces là. Voyons ce qu’avaient ses messieurs à dire pour leur défense. Le préfet d’abord.

« Je doute que le professeur McGonagall soit en mesure de faire quoi que ce soit pour Enfield, Chance ... les Carrow sortiraient immédiatement les crocs pour venir à la rescousse de leur faible petit protégé ... il s'est attaqué à plus fort que lui en croyant s'amuser comme il se serait amusé avec un première année ... malheureusement, ce n'est pas le cas. Aussi ... Aidan ... si tu le veux bien ... »

Bon, d’accord, ce n’était pas faux, mais ça ferait chier un minimum le Enfield, se retrouver coller comme n’importe qui, comme le commun des mortels, ça lui ferait les pieds. Le professeur McGonagall l’engueulerait sans doute un peu, elle aurait peut-être même le temps de le coller un peu, enfin, n’importe quoi, mais il n’allait pas s’en sortir comme ça, merde, ça servait à quoi d’avoir ce foutu insigne si elle ne pouvait même pas punir cette vermine d’Enfield ? Où était le plaisir ? Il n’y en avait plus. attends, ça te fait juste chier de ne pas punir Enfield , Et les deux autres ? Et bien, comme l’avait fait judicieusement remarqué Ethan sans le vouloir, si Chance les envoyait chez McGo, les Carrow s’en mêleraient à coup sûr. Et puis, elle ne pouvait pas coller Ethan, il était préfet ! Comment ça et Aidan ? Qui a dit ça ? Ok. Aidan avait assez de retenues comme ça. Chance ne savait pas ce qui s’y passait, parce que son frère détournait la conversation à chaque fois, mais elle savait ce qu’elle voyait : que son frère n’était plus aussi en train quand elle le croisait, le soir, rentrant de ses retenues. Il souffrait, il était ravagé par la douleur à chaque fois un peu plus. alors, elle adorait emmerder Aidan elle aussi, mais elle ne voulait pas lui faire de mal, il n’était pas question qu’elle donne une excuse aux carrow pour le malmener encore plus. ce qu’elle en avait à faire ? hey, oh, vous êtes humains ? Elle oui, et Aidan avait beau être un chieur de première, elle ne tolérait pas qu’on lui fasse du mal. Il était … comme un grand frère emmerdant en fait. Oui, voilà, c’était ça, de toute façon, Wolf et lui s’entendaient comme des frères, il n’arrêtait pas de la chercher, comme un frère, alors voilà. Et personne ne souhaiterait faire de mal à son frère, quoi qu’il ait fait dans sa vie. Donc … donc le professeur McGonagall, ce n’était pas une bonne idée. Et elle venait en outre d’apprendre ce qui s’était passé. C’était Gabriel qui les avait cherchés. Elle évita le regard d’Aidan qui allait sortir un truc genre « alors, pense à relever ton chapeau la prochaine fois » ou une ânerie du style. Bien, bon, enfin, non, pas bien ! Depuis quand on répliquait par la force ? c’était un Enfield, ce n’était pas pareil … Si, enfin non, mais si, ro, c’était compliqué ! Bon, et si elle leur disait de régler leurs affaires et qu’elle s’en allait ? C’était ce qu’elle allait faire, mais …

Ecoute, tu vois bien qu’on est occupés là. C’est des trucs de grandes personnes, on t’expliquera quand tu seras grande.

Alors là … ce fut la goutte d’eau qui mit le feu aux poudres, l’étincelle qui fit déborder le vase, la cerise sur le pompon, le gâteau … Enfin, ce furent les mots de trop. Elle fusilla Aidan du regard. Il n’était plus question de s’en aller, plus du tout. Elle en avait ras-le-bol. D’être considérée comme une gamine. Il n’était pas le seul, d’autres la trouvaient aussi trop jeune pour ce poste, de toute façon, tout le monde la trouvait toujours trop jeune, surtout Aidan qui semblait s’être arrêté à la première fois qu’ils s’étaient rencontrés, quand elle avait neuf ans. Et ça commençait à lui taper sérieusement sur le système. Non, elle n’était plus une gamine, elle en avait vu et enduré plus qu’aucune des personnes présentes ici. Elle avait passé son été à s’occuper de son loup garou de père, et rien que ça, c’était une épreuve. le voir souffrir, se tordre, devenir violent, changer en un clin d’œil, se jeter sur elle … Le rapport ? Elle avait mûri trop vite pour son âge. Et tous commençaient à l’énerver souverainement, avec leurs airs supérieurs, de ceux qui en savaient plus que tous le monde. La colère grondait en elle, par vagues, et ça n’allait pas être très beau à voir si elle ne se contenait pas. elle était fille de loup-garou après tout, et la fibre de l’énervement, elle connaissait. De la violence. De l’envie de tout exploser, là, maintenant, tout de suite. Chut, Chance, chut, calme-toi, le sang sur les murs, a ferait moyen. J’exagère ? Hum … No comment, vous risqueriez d’avoir des surprises.

Bref, ses yeux, flamboyant de rage, étaient fixés sur Aidan, et une violente diatribe allait partir quand, il se passa quelque chose à laquelle personne ne s’attendait. Aidan tenait Gabriel en joue, et le stylo d’Ethan se mit à bouger comme par magie, écrivant une phrase assez … explicite en l’air. Elle ne s’attendait pas du tout à ça. C’était … étrange, et pas mal effrayant. Tout comme le préfet, qui ne laissait pas vraiment de doute sur ses intentions concernant l’Enfield. Et Gabriel en profita pour récupérer sa baguette. Et il commença à narguer les trois personnes l’une après l’autre. S’il s’amusait, Chance n’en savait rien, elle ne voyait pas son visage. Aidan lui bouchait la vue. En effet, dès que Gabriel avait récupéré sa baguette, il avait cru bon de se mettre en plein dans son champ de vision. A quoi il jouait ? Il voulait la foutre à l’écart de tout ça, hein, qu’elle retourne jouer comme une gamine qu’elle était ? Non, sa mémoire imposa une scène très nette à sa conscience. Aidan, se levant, se plaçant entre Wolf et un rayon vert, droit, mortel. La similitude des deux scènes la frappa. Il la protégeait ? Mais de quel droit ? Elle n’avait rien demandé, c’était encore parce qu’elle n’était qu’une gamine ? Merde à la fin ! Et Gabriel qui s’y mettait, à la traiter de gamine ! Bon Dieu, ça allait chier ! Elle le laissa finir son petit numéro du méchant qui dit ce qu’il pense à tout le monde avant d’exploser, littéralement.


BON, MAINTENANT ÇA SUFFIT ! Expelliarmus !

La totalité des baguettes des personnes présentes atterrit dans sa main, et elle continua, les yeux brillants de fureur.

C’est bon, les hommes ont fini leur petit numéro de « c’est moi qui en ai une plus grande que toi » ? maintenant, la GAMINE ouvre sa gueule, et ça suffit ! Vos rivalités débiles de machos commencent à me taper sérieusement sur les nerfs, les explosions de testostérone, c’est vraiment lourd ! Alors, maintenant, vous allez faire exactement ce que je vous dit, sinon, vous allez le regretter ![ :color]

Elle ne plaisantait pas, elle ne s’était jamais mis autant en colère. Ses yeux lançaient des éclairs, et ses doigts étaient crispés autour des baguettes.[/i)

[color=lightblue]Toi, Enfield, tu iras récupérer ta baguette chez le Professeur McGonagall. Ça servira pas à grand chose, mais tu auras au moins la honte de devoir justifier la confiscation de ta baguette. Ethan, tu vas aller loin de gabriel, te calmer, parce que tu en as besoin, je te rendrai ta baguette après ma ronde à la Salle des Préfets. Et toi, Ethridge, je m’occuperai de ton cas en rentrant dans la Salle Commune. Et maintenant, vous dégagez, et le premier qui ouvre la bouche ou qui fait un quelconque signe de mécontentement, je lui lance un sortilège de chauve-furie dont il se souviendra toute sa vie, est-ce que c’est clair ?


[i]On ne jouait plus. elle avait rangé les baguettes des autres dans la poche intérieure de sa robe de sorcier et était prêt à se servir de la sienne. Et qu’ils ne commettent pas l’erreur d’essayer de la désarmer à mains nues. Avoir du affronter un loup-garou donne certains réflexes très violents.

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